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07/06/2017 07:37 EDT | Actualisé 07/06/2017 08:00 EDT

Deux chefs du renseignement disent n'avoir jamais subi de pression de la Maison Blanche

Deux chefs du renseignement américain ont déclaré mercredi qu'ils n'avaient jamais subi de pression du pouvoir américain dans leurs fonctions actuelles, alors qu'ils étaient interrogés sur d'éventuelles interventions inappropriées du président Donald Trump dans l'enquête sur les ingérences russes.

"Depuis que je suis devenu le directeur de l'Agence de sécurité nationale (NSA) il y a trois ans et demi, autant que je me souvienne, on ne m'a jamais ordonné de faire quoi que ce soit d'illégal, d'immoral, de pas éthique ou d'inapproprié et, autant que je me souvienne, durant la même période, je ne me souviens pas d'avoir subi de pression pour le faire", a déclaré Mike Rogers lors d'une audition au Sénat, sans commenter spécifiquement les allégations relatives à M. Trump.

Dan Coats, directeur du Renseignement nommé par Donald Trump, a également déclaré n'avoir "jamais subi de pression pour intervenir de quelque façon que ce soit pour orienter politiquement du renseignement, ou dans une enquête en cours".

Les deux responsables ont refusé de parler du contenu de leurs conversations avec Donald Trump.

Ni Dan Coat, ni Mike Rogers n'ont voulu commenter des informations récentes du Washington Post selon lesquelles le président aurait fait pression sur eux.

Une première fois en leur demandant de démentir publiquement une collusion entre son entourage et Moscou pour influer sur l'élection présidentielle.

Une seconde fois en demandant à M. Coats d'intervenir auprès de James Comey, alors chef du FBI qui a depuis été limogé, pour qu'il abandonne l'enquête sur Michael Flynn. L'ancien conseiller à la sécurité nationale avait été forcé à la démission pour avoir menti sur ses relations avec des responsables russes.

Dan Coats a notamment fait valoir que l'audition était publique, laissant entendre qu'il pourrait en parler aux élus dans une audition à huis clos. "Pour ce qui concerne les questions de renseignement ou tout autre sujet qui a été discuté" avec le président américain, "mon sentiment est que c'est inapproprié pour moi de le partager avec le public", a déclaré M. Coats.

James Comey avait annoncé publiquement en mars - il dirigeait encore le FBI - qu'il enquêtait sur une éventuelle "coordination" l'an dernier, y compris pendant la campagne présidentielle, entre des proches de Donald Trump et des responsables russes.

Donald Trump a toujours nié ces allégations.

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