NOUVELLES
07/06/2017 06:08 EDT

Attentat et prise d'otages au parlement iranien à Téhéran

Le parlement iranien et le mausolée du père de la révolution islamique, l'ayatollah Ruhollah Khomeini, ont été la cible d'attaques simultanées, mercredi, en Iran. Quatre assaillants, dont l'un s'est fait exploser, ont pris l'édifice du parlement d'assaut, à Téhéran, avant de prendre plusieurs personnes en otage.

Les attaques ont fait au moins sept morts et une quarantaines de blessés.

Les assaillants ont pénétré dans l’enceinte du parlement au cours d’une session législative.

Le député Elias Hazrati a indiqué que trois hommes – deux armés de fusils d'assaut AK-47 et le troisième d'un pistolet – ont fait irruption dans l'enceinte du parlement pendant qu’un quatrième se faisait exploser au premier étage de l'édifice. L’un des agresseurs a été tué par une unité spéciale des Gardiens de la révolution.

Les assaillants se sont réfugiés dans les étages supérieurs de l'édifice du parlement emmenant au moins quatre otages avec eux.

Le bâtiment a été encerclé par les forces de l’ordre et plusieurs échanges de coups de feu ont retenti.

Un autre groupe de « terroristes » a été neutralisé à Téhéran avant de passer à l'action, selon le ministère du Renseignement.

La mausolée de Khomeiny aussi attaqué

Pratiquement simultanément, le mausolée de l’ayatollah Khomeini, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale iranienne, a été la cible d’un deuxième attentat. Un homme a tiré dans tous les sens en pénétrant dans le mausolée avant de s’y faire exploser à l'intérieur. L'attaque a causé la mort d'un gardien de sécurité en plus de blesser quatre personnes.

Un jardinier travaillant au mausolée est également mort dans l’attaque et deux autres personnes, grièvement blessées, sont mortes au cours de leur transfert à l’hôpital.

Une femme s’était également fait exploser devant le mausolée plus tôt dans la journée.

L'ayatollah Khomeini est le fondateur de la République islamique qui a vu le jour en 1979.

Les attaques ont rapidement été revendiquées par le groupe armé État islamique (EI) par le biais de leur organe de propagande, l’agence Amaq, qui précise que l’attaque du parlement est toujours en cours.

C'est la première fois que l'EI commet des attentats dans la capitale iranienne, où les dernières attaques remontent au début des années 2000. Certaines régions frontalières de l’Irak, de l’Afghanistan et du Pakistan ont bien été ciblées par des groupes djihadistes, mais les grands centres urbains avaient jusqu’à aujourd’hui été épargnés par les attentats.

Les forces de l’ordre ont toutefois affirmé avoir démantelé des cellules de l’EI et déjoué plusieurs attentats sur son territoire au cours des deux dernières années.

L’Iran est très impliqué dans les combats contre l’EI en Irak, notamment à Mossoul, et en Syrie par le biais du Hezbollah.

L'EI a publié, en mars dernier, une vidéo en persan affirmant que le groupe allait « conquérir l'Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite » en plus de provoquer un bain de sang chez les chiites.

Le ministère iranien de l’Intérieur a convoqué une réunion d’urgence pour traiter de la situation.