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03/06/2017 06:07 EDT | Actualisé 04/06/2017 11:40 EDT

Attaques terroristes à Londres: au moins sept morts, les élections sont maintenues (PHOTOS)

Les élections législatives britanniques se dérouleront comme prévu jeudi 8 juin après l'attentat qui a fait sept morts à Londres, a assuré dimanche la Première ministre Theresa May, tandis que la capitale britannique pansait une nouvelle fois ses plaies.

Le quartier de Borough Market, sur la rive sud de la Tamise, restait bouclé dimanche à la mi-journée par des policiers armés, tandis que les enquêteurs cherchaient à déterminer si les auteurs avaient bénéficié de complicités.

Samedi soir, trois assaillants ont foncé dans la foule sur le London Bridge, au coeur de la capitale britannique, puis attaqué des passants au couteau dans ce quartier très animé, faisant 7 morts.

Les services de santé britanniques ont annoncé dimanche que 21 personnes hospitalisées après l'attentat de Londres étaient dans un état "critique". Selon la même source, 36 personnes étaient encore hospitalisées, sur la cinquantaine de blessés dans l'attaque.

Cet attentat est le troisième à frapper la Grande-Bretagne en moins de trois mois. Les partis politiques ont annoncé dimanche suspendre pour la journée leur campagne nationale pour les législatives.

Mais "la campagne électorale reprendra normalement demain (lundi) et l'élection générale", cruciale avant l'ouverture des négociations sur le Brexit, "se déroulera comme prévu jeudi", a assuré Mme May, qui a par ailleurs dénoncé l'"idéologie malfaisante de l'extrémisme islamiste".

Stations de métro et rue fermées, fêtards enfermés dans les bars et restaurants, voitures de police passant toutes sirènes hurlantes: les quartiers visés sont passés samedi de la fête au cauchemar en quelques minutes.

L'attentat, qui n'avait pas été revendiqué dimanche midi, s'est produit quelques minutes après la fin de la finale de la Ligue des champions de football, dans un quartier où beaucoup de spectateurs s'étaient rassemblés pour suivre le match dans les bars.

Gerard Vowls, un quadragénaire venu à Borough Market pour regarder le match, témoigne avoir vu une femme poignardée à une douzaine de reprises par les trois hommes.

"Elle criait 'aidez moi, aidez-moi' mais je ne pouvais rien faire", a-t-il raconté au quotidien The Guardian, expliquant avoir tenté de jeter des chaises et des bouteilles sur les agresseurs.

Peu auparavant, les attaquants avaient fauché des passants sur le pont, au volant d'une camionnette blanche. "Ils ont renversé des tas de gens", raconte Chris, un chauffeur de taxi, à la radio LBC. "Ensuite, trois hommes en sont sortis armés de lames assez longues" et "ont poignardé des gens au hasard".

"Ils poignardaient tout le monde en criant 'C'est pour Allah'", a affirmé à la BBC Gerard, un témoin qui dit avoir vu une jeune femme s'effondrer.

Courage

Alertées à 22H08 locales, les forces de l'ordre n'ont mis que huit minutes pour neutraliser les agresseurs. Les policiers ont "réagi rapidement, affrontant avec courage ces trois individus qui ont été abattus à Borough Market", selon un communiqué de la police.

"Les suspects portaient ce qui ressemblait à des vestes explosives, qui se sont révélées fausses", a précisé la police, annonçant un renforcement de ses effectifs dans Londres ces prochains jours.

Près de 50 blessés ont été hospitalisés dans 5 établissements différents, ont annoncé les services ambulanciers, qui ont soigné des blessés plus légers sur place.

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Les réactions

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a jugé "terrible" l'attaque de samedi à Londres, affirmant que les Canadiens sont "unis dans leur soutien" aux Londoniens.

"Les Canadiens sont unis pour exprimer leur affection et leur soutien à nos amis de Londres" après l'attaque, a déclaré M. Trudeau, lors d'une réception avec la presse parlementaire à Ottawa.

"Terribles nouvelles de Londres. Nous surveillons la situation de près", avait-il écrit un peu plus tôt sur son compte Twitter, en précisant que les Canadiens ayant besoin d'aide pouvaient appeler un numéro d'urgence.

"Pensées aux victimes attaques à #Londres contre nos valeurs démocratiques. Ensemble redoublons efforts pour combattre + prévenir le terrorisme", a tweeté de son côté le premier ministre québécois Philippe Couillard.

Le président français Emmanuel Macron a assuré dimanche que la France était "aux côtés du Royaume-Uni, tandis que le président américain Donald Trump a proposé son aide.

"Quoi que les États-Unis puissent faire pour apporter leur aide à Londres et au Royaume-Uni, nous sommes là - NOUS SOMMES AVEC VOUS. QUE DIEU VOUS BENISSE !", a écrit Donald Trump sur Twitter.

"Tous les Américains se tiennent solidaires avec le peuple du Royaume-Uni", a déclaré le département d'Etat.

Troisième attentat

"Il n'existe aucune justification possible pour de tels actes barbares", a réagi le maire de Londres Sadiq Khan, le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn adressant lui ses "pensées" aux "victimes et leurs familles".

M. Khan a précisé qu'il participerait dans la matinée à une réunion d'urgence du gouvernement pour faire le point sur l'attaque.

Cet attentat est le troisième en moins de trois mois: le 22 mars, à Londres, un homme avait aussi foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier. L'assaillant, Khalid Masood, un Britannique converti à l'islam, avait été tué.

Deux mois plus tard, un attentat a fait 22 morts et plus de 100 blessés le 22 mai à Manchester, lorsqu'un jeune Britannique d'origine libyenne s'est fait exploser à la sortie d'un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande.

Cette dernière, qui organise dimanche à Manchester un concert exceptionnel de charité en hommage aux victimes de l'attentat du 22 mai, a déclaré sur Twitter: "Je prie pour Londres".

L'attentat de Manchester a été revendiqué par l'organisation jihadiste Éat islamique (EI).

Après Manchester, Mme May avait relevé à son maximum le niveau d'alerte terroriste, avant de le ramener samedi dernier au niveau "critique", soit celui d'un attentat "hautement probable".