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02/06/2017 02:38 EDT | Actualisé 02/06/2017 03:00 EDT

Violente dispersion d'une manifestation à Kaboul après l'attentat de mercredi

La police afghane a tiré à balles réelles vendredi pour disperser des centaines de manifestants en colère qui tentaient de marcher sur le palais présidentiel à Kaboul pour réclamer la démission du gouvernement suite à l'attentat de mercredi qui a fait au moins 90 morts.

La colère monte en Afghanistan depuis l'attaque au camion piégé qui a également fait des centaines de blessés dans le quartier diplomatique de la capitale afghane, censé être ultra-protégé, le pire attentat qu'ait connu Kaboul depuis 2001.

Au moins trois manifestants ont été blessés, dont certains grièvement, et ont été transférés en urgence à l'hôpital, selon des témoins.

Les manifestants, dont certains armés de pierres, se sont rassemblés près du site de l'explosion, scandant des slogans anti-gouvernementaux, ainsi que "Mort aux talibans". La police a riposté en tirant à balles réelles, et utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau quand plusieurs manifestants ont tenté de franchir un cordon de sécurité.

"Nos frères et soeurs ont péri dans l'attaque sanglante de mercredi et nos dirigeants ne font rien pour mettre fin à ce carnage", a accusé Rahila Jafari, une militante de la société civile, au cours du rassemblement. "Nous voulons la justice, nous voulons que les auteurs de l'attaque soient pendus", a-t-elle ajouté.

Un autre manifestant furieux a assuré que les rassemblements allaient se poursuivre jusqu'à la démission du président afghan Ashraf Ghani et du chef de l'exécutif afghan Abdullah Abdullah.

"Jour après jour, des civils innocents sont tués par des terroristes. Si nos dirigeants ne peuvent pas ramener la sécurité, ils devraient démissionner", a-t-il dit.

Le renseignement afghan a accusé le réseau Haqqani, un groupe armé allié des talibans à l'origine de nombreuses attaques contre les forces étrangères et locales en Afghanistan, d'avoir commis l'attentat. Les talibans ont nié toute implication dans l'attentat.

Le président Ghani pourrait prochainement ordonner l'éxecution de 11 prisonniers talibans et appartenant au réseau Haqqani.

Alors que des personnes sont toujours portées disparues après l'attentat de mercredi, les autorités sanitaires afghanes ont prévenu que de nombreux corps risquaient de ne jamais pouvoir être identifiés.

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