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02/06/2017 07:42 EDT

Un syndicat à la défense du laboratoire médical à Pohénégamook

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS) dénonce la fermeture prochaine du laboratoire médical de l'hôpital de Pohénégamook pendant la nuit.

Dans le cadre de cette mesure, c'est l'infirmière qui travaille de nuit, plutôt qu'une technologiste médicale de garde, qui effectuera les tests en laboratoire.

L’administration du Centre intégré de santé et de services sociaux justifie cette mesure en expliquant que l'infirmière qui fera ces tests n'a en moyenne que deux consultations par nuit à faire.

Le porte-parole de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux au Bas-Saint-Laurent, Sylvain Lirette, estime que la question relève de l’importance des vies à Pohénégamook, par rapport à celles des résidents des secteurs plus urbains.

Notre citoyen est-il de seconde classe, quand il choisit d’habiter le Transcontinental?

Sylvain Lirette, porte-parole de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux au Bas-Saint-Laurent

« Ce que je réplique au ministère, c’est pas sur les chiffres, c’est comment ça se fait qu’une vie dans le Transcontinental vaut moins cher qu’une vie à Rimouski ou à Lévis ou à Montréal? », questionne Sylvain Lirette.

Il ajoute que lorsque les appareils portatifs utilisés par l'infirmière seront inadéquats pour faire certaines analyses, les échantillons seront envoyés par taxi à Notre-Dame-du-Lac, à 45 minutes de route de Pohénégamook, ce qu'il considère inacceptable.

D’après les informations d’Édith Drouin