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02/06/2017 09:57 EDT | Actualisé 02/06/2017 10:20 EDT

Roland-Garros - Avantage à Nadal dans son duel à distance avec Djokovic

Rafael Nadal a pris l'avantage sur Novak Djokovic vendredi à Roland-Garros dans leur duel à distance avant un possible choc en demi-finale: l'Espagnol a foncé vers les huitièmes en ne cédant qu'un jeu, alors que le Serbe a eu besoin de cinq sets.

6-0, 6-1, 6-0 face au Géorgien Nikoloz Basilashvili en une heure et demie: Nadal n'avait jamais infligé une telle correction en treize participations. Son record datait de 2012, lorsque l'Argentin Juan Monaco n'avait pris que deux jeux. Quatre autres joueurs étaient sortis du court avec seulement trois unités en poche, dont ses compatriotes Fernando Verdasco et Nicolas Almagro en 2008.

Le Géorgien a reconnu lui-même que le score était "assez embarrassant". "Je m'attendais bien sûr à un match très, très difficile, mais pas à quelque chose comme ça", a-t-il dit, impressionné par la hauteur au rebond de la balle du Majorquin.

Classé 63e à l'ATP, ce joueur n'avait pourtant pas le profil d'un faire-valoir. Il venait de battre le Français Gilles Simon, ex-top 10, au premier tour, et le Serbe Viktor Troicki au deuxième.

Mais quand Nadal, en course pour un dixième titre à Paris, "tape des coups gagnants sans commettre de fautes et joue très long avec beaucoup d'intensité dans toutes les frappes", comme il s'en est félicité lui-même, il n'y a pratiquement rien à faire. C'est pourquoi en cent matchs au meilleurs des cinq sets disputés depuis le début de sa carrière, il n'en a perdu que deux.

C'est peu dire que Djokovic a été moins convaincant face à l'Argentin Diego Schwartzman, battu 5-7, 6-3, 3-6, 6-1, 6-1. Il n'y avait qu'à voir la mine soucieuse de son nouveau mentor Andre Agassi dans les tribunes du Central pour s'en persuader.

- Goffin blessé -

Mené 2 sets à 1, le Serbe a failli perdre ses nerfs, sinon son titre, dans la quatrième manche lorsque l'arbitre lui a donné successivement deux avertissements: le premier pour un dépassement de temps au service et le second pour un propos agacé tenu... en serbe. Ce qui a eu le don de le mettre encore plus en colère. "Vous comprenez le serbe?", a-t-il lancé au Portugais Carlos Ramos.

Le N.2 mondial a commis beaucoup d'erreurs sans pour autant que sa balle soit souvent tranchante. En théorie, Schwartzman, 41e mondial, n'avait pas de quoi l'inquiéter. Ce joueur de petite taille (1,70 m) disputait son premier troisième tour dans un tournoi du Grand Chelem et son unique duel avec Djokovic s'était soldé par une déroute à l'US Open en 2014: 6-1, 6-2, 6-4.

L'Argentin, âgé de 24 ans, n'a pas tenu la distance dans une fin de match où il a souffert du dos. Mais il a mérité de quitter le court... sous les applaudissement de son vainqueur.

L'abandon de David Goffin, 12e mondial, face à l'Argentin Horacio Zeballos, a suscité un début de polémique. Le Belge, outsider du tournoi, s'est blessé à la cheville au premier set en se prenant les pieds dans la bâche repliée en fond de court, et qui sert à protéger la terre battue en cas de pluie.

Plusieurs joueurs, dont Rafael Nadal, ont critiqué la configuration du court Suzanne-Lenglen. "J'ai toujours trouvé que cette bâche était dangereuse et pas placée au bon endroit", a dit l'Espagnol.

Dans le tournoi féminin, la tenante du titre, l'Espagnole Garbiñe Muguruza, a élevé son niveau d'un cran pour écarter la coriace Kazakhe Yulia Putintseva, quart-de-finaliste en 2016, 7-5, 6-2. Elle passera un test plus sérieux encore en huitième de finale contre la Française Kristina Mladenovic.

fbx/dmk