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02/06/2017 01:50 EDT | Actualisé 02/06/2017 02:00 EDT

Merkel "plus déterminée que jamais" à agir pour le climat

Angela Merkel s'est dite vendredi "plus déterminée que jamais" à agir pour le climat, après la décision la veille du président américain Donald Trump de sortir son pays de l'accord de Paris.

"Cette décision ne peut et ne va pas arrêter ceux d'entre nous qui estimons avoir le devoir de protéger la planète", a dit la chancelière allemande dans une déclaration à la presse à Berlin.

"Nous sommes plus déterminés que jamais en Allemagne, en Europe et dans le monde à rassembler toutes nos forces" pour faire face au défi climatique, a ajouté Mme Merkel.

Comme elle l'avait fait jeudi soir, la chancelière s'est montrée critique à l'égard de la décision du président américain Donald Trump, qui est "extrêmement regrettable". "Et encore je m'exprime en des termes très mesurés", a-t-elle ajouté, utilisant un ton inhabituellement ferme de sa part.

La chancelière a rappelé avoir appelé jeudi soir le président français Emmanuel Macron afin d'évoquer de nouvelles initiatives pour appliquer l'accord de Paris, qui seront discutées lors de la COP23, la conférence climatique annuelle de l'ONU, qui se tiendra en novembre à Bonn en Allemagne.

"Nous avons besoin de cet accord afin de préserver" la planète et "nous allons appliquer nos engagements, notamment en ce qui concerne les financements destinés à aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables", a-t-elle insisté.

"Je suis profondément convaincue que (cet accord) est un chemin qui mène au bien de tous", a poursuivi Mme Merkel.

"Le chemin est difficile mais irréversible", a-t-elle toutefois mis en garde, rendant hommage aux initiatives privées en faveur du climat dans le monde, notamment aux Etats-Unis, assurant qu'ils allaient créer une dynamique "pour plus de prospérité et plus d'opportunités dans le monde".

La ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks, s'est quant à elle montrée encore plus directe à l'égard de Donald Trump.

Le président américain sera "au maximum président pendant huit ans" et le climat mondial va de toute façon "lui survivre", a-t-elle dit vendredi à la presse.

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