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02/06/2017 12:00 EDT

Le cinéma québécois en leurs mots

« Que diriez-vous au cinéma québécois ce soir? » C'est la question que nous avons posée aux lauréats du Gala des artisans, dont les prix étaient remis hier soir.

En salle de presse du Gala des artisans, première partie de la grande fête du cinéma québécois qui s’achèvera dimanche avec le Gala Québec Cinéma, nous avons croisé plusieurs visages rayonnants, émus et parfois préoccupés. Nous avons profité du moment pour tous leur demander ce qu’ils avaient à dire à notre cinéma.

Iris de la meilleure direction de la photographie : André Turpin - Juste la fin du monde

Il faut travailler plus fort. On est fiers et on se flatte beaucoup, mais il ne faut pas s’asseoir sur nos lauriers. Le cinéma québécois a un rayonnement exceptionnel. Quelques réalisateurs percent, mais il faut continuer à travailler fort.

Iris de la meilleure direction de la photographie | Film documentaire : Étienne Roussy - Gulîstan, terre de roses

J’espère que de plus en plus de documentaires vont se tourner, malgré le fait que l’on ait de moins en moins de financement. J’espère que cette tradition au Québec va se poursuivre.

Iris de la meilleure direction artistique : Éric Barbeau - Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau

Soyons audacieux (Mathieu Denis, le réalisateur du film, venu chercher le trophée au nom de son directeur artistique).

Iris hommage : Lyse Lafontaine, Productrice, Lyla Films

Je dirais : « Bravo! Et continue à t’ouvrir sur le monde et à raconter des histoires d’ici et d’ailleurs ».

Iris de la meilleure coiffure : Martin Lapointe - Nelly

Félicitations!

Iris des meilleurs costumes : Francesca Chamberland - Chasse-galerie : la légende

Je lui dirais de ne pas lâcher, de continuer à faire un aussi bon travail. On travaille avec rien et on réussit à faire des choses magnifiques.

Iris du meilleur maquillage : Djina Caron- Nelly

Félicitations! Et que l’on continue à faire des films comme nous voulons les faire.

Iris du meilleur montage | Film documentaire : Catherine Legault - La démolition familiale

C’est un mélange de joie et d’inquiétude. Dans ce métier, il faut souvent se mettre à genoux, parfois pour quémander, parfois pour avoir une autre perspective. Mais maintenant, plus que jamais, c’est le temps d’être debout (Patrick Damien, le réalisateur du film venu chercher le trophée au nom de sa monteuse).

Iris du meilleur montage : Richard Comeau - Two Lovers and a Bear

Je lui dirais de continuer à être déjanté, de continuer à faire des films qu’on a envie de faire et de voir des films qu’on a envie de voir. Il faut rester fous!

Iris du meilleur son : Claude Beaugrand, Bernard Gariépy Strobl et Claude La Haye - Two Lovers and a Bear

J’hésite entre bonne chance (rires) et un grand bravo. Je lui souhaite beaucoup d’amour et du nouveau, ainsi que d’inspirer et d’impliquer les jeunes et toutes les communautés du Québec. Le cinéma doit compter pour tout le monde au Québec (Bernard Gariépy Strobl).

Iris de la meilleure musique originale : Frannie Holder, Charles Lavoie et Vincent Legault (Dear Criminals) - Nelly

On lui dirait de continuer, de pas trop écouter Guzzo et de prendre encore des risques, comme engager des bands. (Merci, Anne Émond!) D’oser faire les choses différemment. Les arts, c’est comme les poumons de la société. Ils doivent être en avant, pas dépendants du gouvernement.

Iris des meilleurs effets visuels : Fly Studio - Jean-Pierre Boies, Mathieu Jolicœur, Jean-François Talbot - King Dave

Il est plus grand qu’il ne le croit. C’est toujours passionnant de voir des films qui parlent de nous. Il faut qu’il se fasse confiance et qu’il continue à bien faire avec les moyens que nous avons.

Iris du film s'étant le plus illustré à l'extérieur du Québec : Juste la fin du monde - Xavier Dolan (Sons of Manual - Sylvain Corbeil, Xavier Dolan, Nancy Grant | MK Productions - Elisha Karmitz, Nathanaël Karmitz, Michel Merkt)

Je dirais qu’il faut prendre conscience qu’on a honnêtement toutes les raisons d’être fiers pour vrai, parce qu’on a des films qui sont faits pour un public qui recherche du divertissement et des films pour un public plus cinéphile, mais aussi d’excellents documentaires. On est capables de toucher le public québécois, quel qu’il soit, mais la créativité sans visibilité, c’est un peu dommage, c’est comme brûler son souper (Sylvain Corbeil, producteur).

Le Gala Québec Cinéma sera présenté dimanche, à 20 h, sur ICI RADIO-CANADA TÉLÉ.