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02/06/2017 07:01 EDT | Actualisé 02/06/2017 07:20 EDT

La justice néerlandaise enquête sur des propos de Geert Wilders

La justice néerlandaise enquête sur la teneur d'un discours s'en prenant à l'islam prononcé en Autriche il y a deux ans par le député d'extrême droite Geert Wilders, a fait savoir le parquet vendredi.

L'enquête concernant cet homme politique anti-islam a été ouverte suite à une demande d'entraide judiciaire émanant de Vienne, après le discours prononcé par M. Wilders lors d'un rassemblement du parti d'extrême droite autrichien, le Parti de la liberté (FPO).

"L'islam est une idéologie de guerre et de haine" qui "appelle les gens à devenir des terroristes, le Coran ne laisse planer aucun doute là-dessus", aurait-il dit à la foule selon le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad (AD).

Après ce discours, une organisation musulmane autrichienne avait décidé de porter plainte contre Geert Wilders pour incitation à la haine, une peine passible de prison.

"Nous avons reçu la requête des autorités autrichiennes et nous sommes en train de l'étudier", a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère public néerlandais, Vincent Veenman.

Il est encore trop tôt pour savoir si la justice néerlandaise décidera de poursuivre l'homme politique, a-t-il ajouté.

Le parquet autrichien a dit à l'AD avoir confié le dossier à son homologue néerlandais.

"Nous avons décidé de ne pas le poursuivre ici mais de transmettre le dossier à nos collègues néerlandais pour des raisons pratiques", a expliqué au journal la porte-parole du ministère public autrichien, Nina Bussek.

C'est par un tweet que Geert Wilders a répondu à cette annonce qualifiée d'"incroyable" : "qu'ils arrêtent des bandits et des terroristes au lieu de poursuivre un politique qui dit la vérité sur l'islam."

En décembre, il avait déjà été condamné par un tribunal néerlandais pour des propos discriminatoires mais relaxé après avoir tenu un discours de haine durant une campagne électorale en 2014.

Ce procès s'est particulièrement penché sur des propos tenus par M. Wilders lorsqu'il a demandé à ses supporters s'ils voulaient "moins ou plus de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas".

"Moins! Moins!", avait scandé la foule. "On va organiser cela", avait répondu M. Wilders.

Auparavant, l'extrêmiste avait déjà comparé le Coran au "Mein Kampf" d'Hitler dont il demande l'interdiction, et son Parti de la liberté (PVV) s'est engagé à fermer toutes les mosquées et les écoles islamiques des Pays-Bas.

Lors des élections législatives de mars dernier, le PVV n'a pas atteint le score prédit par les sondages qui voyaient le parti sortir premier des urnes.

Il a toutefois réussi à finir deuxième, passant de 12 à 20 sièges au parlement.

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