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02/06/2017 00:09 EDT | Actualisé 02/06/2017 00:20 EDT

Colère et manifestation à Kaboul après l'attentat de mercredi

La police afghane a tiré en l'air et eu recours à des canons à eau vendredi lorsque des dizaines de manifestants en colère ont marché en direction du palais présidentiel à Kaboul pour réclamer la démission du gouvernement suite au sanglant attentat de mercredi.

La colère monte en Afghanistan depuis l'attaque au camion piégé qui a fait au moins 90 morts et des centaines de blessés dans le quartier diplomatique de la capitale afghane, censé être ultra-protégé, le pire attentat qu'ait connu Kaboul depuis 2001.

Les manifestants rassemblés près du site de l'explosion scandaient des slogans anti-gouvernement, ainsi que "Mort aux talibans", poussant la police à répliquer à coups de tirs en l'air et de canons à eau lorsque certains d'entre eux ont tenté de franchir un cordon de sécurité.

"Nos frères et soeurs ont péri dans l'attaque sanglante de mercredi et nos dirigeants ne font rien pour mettre fin à ce carnage", a accusé Rahila Jafari, une militante de la société civile, au cours du rassemblement.

"Nous voulons la justice, nous voulons que les auteurs de l'attaque soient pendus", a-t-elle ajouté.

Le renseignement afghan a accusé le réseau Haqqani, un groupe armé allié des talibans à l'origine de nombreuses attaques contre les forces étrangères et locales en Afghanistan, d'avoir commis l'attentat.

Les talibans ont, eux, nié toute implication dans l'attentat.

Le président afghan Ashraf Ghani pourrait prochainement valider en représailles l'ordre d'exécution de 11 prisonniers talibans et Haqqani.

Alors que des personnes sont toujours portées disparues après l'attaque, les autorités de santé ont prévenu que nombre de corps risquent de ne jamais identifiés.

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