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31/05/2017 22:21 EDT

Warriors et Cavaliers, pour la troisième fois de suite

La finale de la NBA se met en branle jeudi soir, à Oakland, dans le château fort des Warriors de Golden State. Ils tenteront de prendre leur revanche sur les Cavaliers de Cleveland, qui les ont vaincus en 2016. Pour l'étoile des champions en titre, LeBron James, il s'agira d'une septième finale de suite.

Ces deux équipes s’affronteront pour la troisième fois de suite, une première dans l’histoire du circuit Stern. Un tel phénomène est rare dans le sport professionnel nord-américain: il s'est produit une fois au baseball avec les Yankees et les Giants de New York (1921, 1922, 1923), une fois dans la NFL avec Cleveland et Détroit (1952, 1953, 1954) et une fois au hockey avec Détroit et Montréal (1954, 1955, 1956).

Et le suspense avant ce troisième rendez-vous a été quasi nul, les Warriors ayant remporté leurs 12 matchs tandis que les Cavs n’ont fléchi qu’une seule fois.

Maxime Paulhus-Gosselin, ancien joueur de l’Université Davidson, salive à l’idée de cette finale historique.

Même en juin l’année passée, les analystes partout dans le monde disaient que ce qu’on attend c’est la finale Cleveland contre Golden State donc il faut regarder ça positivement et se dire on est rendu, on a 17 jours de super basket et on va en profiter.

Maxime Paulhus-Gosselin

N’empêche, pour la santé du basketball, cette série prévisible n’est pas la meilleure médecine.

« Le basket est de moins en moins populaire [dans les petits marchés] parce qu’ils savent que leur équipe, au final, a très très peu de chances d’être victorieuse à la fin de l’année, considère Paulhus-Gosselin. Oui, ç’a un effet négatif dans les plus petits marchés, mais le basket, l’an passé a eu une année payante. La NBA a été portée par des leaders positifs. Souvent, on a eu des leaders qui avaient de la difficulté à se maintenir à l’extérieur du terrain comme ils le faisaient sur le terrain. »

Est-ce à dire qu’il y a trop peu de talent dans les 28 autres équipes de la ligue ou encore que celui qui se retrouve au sein de ces deux formations est à ce point supérieur aux autres?

« Quand on parle de LeBron James, de Stephen Curry, de Kevin Durant et de Kyrie Irving, on parle d’exception à la règle. C’est tout à fait magique! Le record pour le plus de points en séries a été battu [par James] et les analystes pensent que ce ne sera peut-être jamais plus battu par la suite. Et LeBron n’a pas fini : il sera encore dans les séries l’année prochaine. Je pense qu’on assiste à une ère de la NBA qui est particulièrement intéressante bien que la parité ne soit pas là. »

Paulhus-Goselin l’admet, son cœur penche du côté des Warriors et de Curry, son ancien coéquipier universitaire. Mais au-delà de la partisanerie, il s’attend à un duel passionnant.

« Cette année, j’anticipe des matchs tactiques. Les entraîneurs et les joueurs se connaissent, les tactiques des deux équipes sont connues, donc ce sera extrêmement précis. À la fin est-ce que Steph ou LeBron James marqueront 50 points, d’un côté ou de l’autre? Donc les tactiques ne vaudraient plus rien. On aura une finale qui sera extrêmement intéressante. »

Et sa prédiction « objective » ne surprendra personne...

Je m’attends à ce que Golden State gagne en six matchs.

Maxime Paulhus-Gosselin