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01/06/2017 06:07 EDT | Actualisé 01/06/2017 11:34 EDT

Un retard dans l'évaluation de dossiers nuit à la lutte au tourisme sexuel

OTTAWA — Une accumulation de documents à traiter par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pourrait «limiter de manière significative» l'efficacité de nouvelles mesures visant à surveiller les Canadiens qui voyagent à l'étranger pour agresser sexuellement des enfants, indique une note interne du gouvernement.

Des amendements entrés en vigueur le 1er décembre permettent au corps policier fédéral de partager de l'information sur les délinquants sexuels à risque élevé avec l'Agence des services frontaliers du Canada, afin d'observer leurs déplacements à l'international.

Ces changements devaient aider les autorités canadiennes à enquêter plus facilement sur les délinquants sexuels inscrits au registre qui quittent le pays pour agresser des enfants.

La GRC doit toutefois évaluer des milliers de dossiers du Registre national des délinquants sexuels afin de déterminer lesquels présentent des risques élevés, une tâche qui est loin d'être terminée, affirme-t-on dans les notes de la Sécurité publique obtenues par La Presse canadienne en vertu de la Loi d'accès à l'information.

À la fin novembre, la GRC n'avait évalué que 1200 des 27 000 personnes inscrites au registre et dont le dossier indique qu'elles ont agressé un enfant, lit-on dans la note.

La GRC a précisé cette semaine que quelque 10 000 dossiers ont maintenant été traités, mais que l'inventaire total s'est élargi au cours des six derniers mois, de sorte qu'il reste toujours 20 000 agresseurs à évaluer.

Aucun financement additionnel n'a été alloué à la GRC ou aux services frontaliers pour appliquer les amendements, souligne la note interne.

Des représentants du ministère de la Sécurité publique n'ont pas voulu indiquer quels progrès avaient été faits dans l'implantation du partage d'informations.