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01/06/2017 14:47 EDT | Actualisé 01/06/2017 16:08 EDT

Un ex-directeur de la NSA plaide pour un NORAD de la sécurité informatique

OTTAWA — Un ancien directeur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) croit que les États-Unis et le Canada ont besoin d'un nouveau programme de défense — comme le NORAD — pour faire face aux pirates informatiques qui menacent leur économie.

Le général à la retraite Keith Alexander a déclaré à La Presse canadienne que les bénéfices potentiels de la stratégie du gouvernement fédéral pour encourager les investissements et l'innovation peuvent être récupérés par ces pirates.

Selon lui, le Canada ne doit pas permettre que ses futurs produits et avancées technologiques soient tout simplement volés.

«Ces choses que vous inventez, ne les perdez pas», a-t-il déclaré.

De passage à Ottawa pour prononcer un discours à un salon de l'Association des industries canadiennes de défense et de sécurité, M. Alexander a estimé que ces menaces provenaient de la Russie, de la Chine, de la Corée du Nord et de l'Iran.

«Comment les déjouer? Les pays doivent collaborer entre eux afin de créer de meilleures structures de défense», a-t-il ajouté.

M. Alexander a reconnu que l'établissement d'une agence binationale de l'envergure du NORAD représentera un formidable défi pour les deux pays.

«Nos gouvernements ont été formés durant l'ère industrielle, et non à l'ère de l'information. Comment nous organiserons-nous dans l'ère de l'information pour nous protéger? Les décideurs ne comprennent pas les technologies dont nous parlons. Ils n'ont pas grandi avec elles.»

M. Alexander dirigeait la NSA lorsque Edward Snowden a dénoncé le vaste programme de surveillance des téléphones mis sur pied par l'agence. Il conseille aussi l'actuel président Donald Trump sur les questions de sécurité informatique.

Le général à la retraite se range toujours du côté de M. Trump face à ceux qui l'accusent de s'être lié à la Russie lors de la dernière campagne présidentielle.

«Nous avons un grand principe démocratique: nous sommes innocents tant et aussi longtemps que notre culpabilité n'est pas prouvée», a-t-il lancé.