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01/06/2017 11:59 EDT

Québec veut mieux aider les victimes d’actes criminels

Le gouvernement Couillard rend public son plan d'action destiné à corriger les nombreuses lacunes du régime d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC) mises au jour par le Protecteur du citoyen.

Un texte de Louis Gagné

Le plan comporte une quarantaine d’actions qui visent notamment à revoir la portée de la notion de victime et à faciliter l’accès aux indemnités et aux services offerts par le régime.

Québec souhaite également réduire les délais de traitement des demandes de prestations et améliorer la concertation des intervenants gouvernementaux. Une dizaine d’actions contenues dans le plan ont déjà été réalisées.

Le plan d’action est accompagné d’un investissement de 54 millions de dollars prévu dans le dernier budget. Selon le gouvernement, il répond à l’ensemble des 33 recommandations contenues dans le rapport d’enquête du Protecteur du citoyen publié en septembre dernier.

Plusieurs lacunes

La protectrice de l’époque, Raymonde St-Germain, avait mis en lumière plusieurs lacunes dans le régime IVAC. Elle avait entre autres souligné les délais trop longs ainsi que les difficultés d’accès au régime, aux services et aux indemnités.

« Nous avons constaté en nous mettant dans la peau des victimes, ce que l'administration ne fait pas suffisamment, qu'à différentes étapes du processus le régime d'indemnisation est géré pour les exclure davantage que pour leur accorder des services qui sont prévus », avait déclaré Mme Saint-Germain.

Son rapport contenait 33 recommandations destinées à améliorer les services et le soutien offerts aux victimes d’actes criminels en les adaptant mieux à leurs besoins.

« Il y a un redressement important, un changement de culture qui est important dans la gestion de ce régime-là », avait dit Mme St-Germain, devenue sénatrice depuis.