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01/06/2017 00:54 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:00 EDT

Populations déplacées: une ONG tire l'alarme sur les "crises oubliées"

La communauté internationale a oublié plusieurs crises humanitaires qui se sont soldées par le déplacement de centaines de milliers de personnes, a regretté jeudi une ONG norvégienne, inquiète pour les répercussions en matière de violence et de pauvreté.

La Centrafrique domine cette année le classement des "crises de déplacement (de population) oubliées" établi par le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). Elle est suivie de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan, six pays africains figurant dans cette liste de dix pays.

"Le fait que la plupart de ces personnes ne débarquent pas à notre porte ne nous donne aucun droit de fermer nos yeux sur leurs souffrances et n'efface pas notre responsabilité de (les) assister", a fait valoir le chef du NRC Jan Egeland dans un communiqué.

Alors qu'une personne sur cinq en Centrafrique --soit près de 900.000 personnes-- a dû quitter son logis du fait notamment des violences des groupes armés Séléka pro-musulmans et anti-Balakas pro-chrétiens, la communauté internationale n'a fourni l'an dernier que 38% de l'aide humanitaire réclamée par l'Onu pour ce pays, déplore l'ONG.

"L'assistance économique pour atténuer les crises humanitaires doit être apportée en fonction des besoins, et non pas soumise à des intérêts géopolitiques", a souligné M. Egeland.

"De plus, nous devons oeuvrer à des solutions politiques de long terme qui peuvent sortir les pays de la spirale négative des violences, de la guerre et de la pauvreté", a-t-il ajouté.

Les autres pays figurant sur la liste de NRC sont le Soudan du Sud, le Nigeria, le Yémen, la Palestine, l'Ukraine, la Birmanie et la Somalie.

Les critères retenus par l'ONG sont l'insuffisance de l'aide humanitaire pour couvrir les besoins essentiels, un intérêt des médias limité et l'absence de volonté politique pour résoudre les crises en question.

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