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01/06/2017 07:56 EDT | Actualisé 01/06/2017 08:00 EDT

Otan : Paris et Berlin "ne doutent pas" de l'engagement de Trump

Les ministres allemande et française de la Défense ont dit jeudi n'avoir "pas de doute" sur la solidarité des Etats-Unis dans l'Otan, alors que Donald Trump a refusé de s'engager explicitement sur un soutien en cas d'agression d'un pays.

"Je suis fermement convaincue que nous serons tous (les 29 pays de l'Alliance atlantique, ndlr) fidèles au traité" de l'Otan, notamment l'article 5 qui prévoit que les alliés volent au secours d'un des leurs en cas d'agression extérieure, a dit la ministre allemande Ursula von der Leyen lors d'une conférence de presse commune avec son homologue française à Berlin.

"Je partage l'analyse juridique de Mme von der Leyen (...) et je n'ai pas de doute que le peuple américain et son dirigeant resteront fidèles au traité que nous avons", a renchéri Sylvie Goulard, la nouvelle ministre des Armées française, alors que M. Trump, lors du récent sommet de l'Otan à Bruxelles n'a pas donné de soutien explicite à cet article.

Selon la ministre française, la présence de Donald Trump à Bruxelles fut tout de même "le signe que son intérêt pour l'Otan n'a pas diminué".

"L'article 5 figure dans un traité, ce qui signifie que le gouvernement s'est engagé, tout comme les 28 autres (pays), à ce que nous soyons tous solidaires lorsque l'un des 29 est attaqué", a insisté Mme von der Leyen, qui a rappelé que les Etats-Unis avait profité de la solidarité de l'Otan lors des attentats du 11-Septembre, lorsque Washington avait invoqué l'article 5.

Dans le sillage de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a estimé dimanche dernier que l'époque où les Européens pouvaient compter sans la moindre hésitation sur les Etats-Unis était "quasiment révolue", les deux ministres, qui se rencontraient pour la première fois, ont plaidé pour une coopération européenne plus intense en matière de défense.

"Il appartient aux Européens (...) de se prendre en main et d'avoir les moyens d'assurer leur défense", a déclaré Mme Goulard.

"Les Européens vont devoir assurer une plus grande part des tâches de défense et de sécurité, et ce, pour leur propre intérêt", a estimé Ursula von der Leyen, jugeant nécessaire "d'élaborer une union de défense plus concrète".

"Nul doute que cela va coûter plus (...) mais ce sont des investissements justifiés", a estimé la ministre allemande.

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