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01/06/2017 10:58 EDT | Actualisé 01/06/2017 11:20 EDT

Le pétrole américain finit proche de l'équilibre malgré des stocks rassurants

Les cours du pétrole ont fini proche de l'équilibre jeudi à New York, peinant à rebondir malgré le reflux des stocks américains de brut.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a avancé de 4 cents à 48,36 dollars sur le contrat pour livraison en juillet au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours qui avaient pris plus d'élan avec la publication des chiffres hebdomadaires du ministère américain de l'Energie ont brusquement rechuté dans les tous derniers échanges.

"L'euphorie initiale avec un déclin significatif des stocks de brut a ensuite été effacée par les craintes persistantes sur une production de pétrole en hausse aux Etats-Unis ainsi que le retour d'une production nigériane supplémentaire", a commenté Andy Lipow de Andy Lipow Associates.

Les réserves de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé de 6,4 millions de baril au cours de la semaine achevée le 26 mai et les stocks d'essence ont reflué de 2,9 millions de barils.

Ces deux baisses sont bien plus marquées que ce à quoi s'attendaient les analystes.

"Nous avons un rapport plutôt bon du département américain de l'Energie", a souligné Mike Lynch de Strategic Energy & Economic Research.

"Pour la première fois depuis longtemps la demande d'essence est un peu meilleure", a-t-il ajouté.

En revanche, la production américaine a encore augmenté, comme elle a tendance à le faire depuis l'automne grâce à une reprise des extractions de pétrole de schiste.

Pour résorber l'excès d'offre dont souffre les cours, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs dont la Russie ont mis en place en janvier des quotas de production qui ont été prolongés la semaine dernière jusqu'en mars 2018.

Cette prolongation, bien qu'en théorie favorable, avait donné le coup de départ d'une forte chute des cours, les investisseurs ayant déjà pris en compte ces neuf mois supplémentaires de réduction de l'offre et se montrant déçus que le cartel pétrolier n'aille pas plus loin.

"La récente décision de l'Opep de renouveler ses baisses de production a été traitée avec dédain, mais il y a de bonnes raisons de croire que leurs actions permettent graduellement de réduire les réserves mondiales, malgré les hausses de production des Etats-Unis", a toutefois estimé Josh Mahony, analyste chez IG.

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