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01/06/2017 06:16 EDT | Actualisé 01/06/2017 11:35 EDT

Le fondateur de l'agence djihadiste Aamaq aurait été tué

BEYROUTH — Le fondateur d'Aamaq, l'agence de presse de Daech (le groupe armé État islamique), aurait été tué lors d'une frappe aérienne dans l'est de la Syrie, selon ce que rapportent des militants et son frère.

Le groupe djihadiste lui-même n'a encore rien dit de la mort possible de Baraa Kadek.

Des militants prétendent que Kadek était proche du leadership de Daech, dont il avait gagné la confiance, et qu'il aurait déjà rencontré le mystérieux leader du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi.

Son frère Hozaifa et d'anciens amis affirment que Kadek et sa fille ont été tués lors d'une frappe aérienne dans la ville de Mayadeen, dans la province de Deir el-Zour.

Son frère en a fait l'annonce sur Facebook. Un ancien collègue a dit que Kadek, sa fille et sa femme ont été blessés lors d'une frappe aérienne vendredi et qu'il a succombé à ses blessures mardi. Sa femme se trouverait toujours dans un état critique, selon Mohammed Khaled, le patron de la plateforme médiatique militante Aleppo 24 qui est un ancien ami de Kadek.

Daech utilise l'agence Aamaq pour diffuser ses informations, notamment des vidéos et des revendications d'attaques.

Une autre frappe aérienne pourrait avoir coûté la vie au religieux bahreïnien Turki al-Binali, qui compte parmi les principaux idéologues du groupe. Sa mort, si elle est confirmée, assenerait un dur coup à Daech, qui est attaqué de toutes parts en Irak et en Syrie. Al-Binali a aidé à implanter Daech en Libye et a fourni une justification religieuse à l'esclavage de centaines de femmes membres de la minorité yézidie en Irak.