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01/06/2017 06:11 EDT | Actualisé 01/06/2017 06:20 EDT

La France veut interdire les emplois familiaux aux ministres et parlementaires

Le gouvernement français prévoit d'interdire aux ministres et parlementaires d'employer des membres de leur famille, dans le cadre d'un grand chantier de moralisation de la vie politique promis par le président Emmanuel Macron, a annoncé jeudi le ministre de la Justice François Bayrou.

L'exécutif compte "restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique" à l'aide de deux nouvelles lois et d'une révision de la Constitution, a-t-il fait valoir, alors que la dernière campagne présidentielle a été plombée par les affaires et qu'un ministre est aujourd'hui mis en cause.

Parti favori de la course à l'Elysée finalement remportée le 7 mai par M. Macron, le candidat de droite François Fillon avait vu sa popularité chuter après des révélations de presse sur les emplois fictifs présumés de son épouse et de deux de ses enfants comme assistants parlementaires.

Si la pratique d'employer des membres de sa famille n'est jusqu'ici pas interdite en France, le soupçon d'emplois fictifs et les centaines de milliers d'euros de salaires en jeu, payés sur les deniers publics, ont violemment écorné l'image du candidat, inculpé en mars pour "détournement de fonds publics" et "recel d'abus de biens sociaux". Sa femme est également inculpée dans cette affaire.

Le camp Macron est à son tour éclaboussé par une affaire touchant l'un de ses ministres, en plein chantier sur l'éthique dans la vie politique.

Jeudi, la justice française a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire dans une affaire immobilière impliquant Richard Ferrand, un ministre proche du président Macron.

La semaine dernière, la presse a notamment révélé que la compagne de M. Ferrand avait bénéficié de l'attribution d'un marché de location d'une mutuelle d'assurance quand il en était le directeur général (1998-2012).

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a vigoureusement démenti toute irrégularité et a exclu de démissionner.

Interrogé sur cette affaire, M. Bayrou a refusé de commenter.

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