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01/06/2017 11:27 EDT | Actualisé 01/06/2017 11:35 EDT

L'ambassade américaine en Israël ne déménagera pas à Jérusalem... pour l'instant

WASHINGTON — Faisant volte-face quant à une promesse qu'il avait lancée en campagne électorale, le président américain Donald Trump a statué jeudi que l'ambassade américaine en Israël resterait à Tel-Aviv plutôt que d'être déplacée à Jérusalem.

M. Trump a ainsi évité une avenue qui aurait eu pour effet d'attiser les tensions au Proche-Orient et qui aurait miné les chances qu'un accord de paix puisse survenir.

La Maison-Blanche a toutefois insisté sur le fait que le déménagement éventuel de l'ambassade américaine à Jérusalem était seulement reporté, et non écarté.

La question n'en est pas une de savoir «si le déménagement aura lieu, mais seulement quand», a dit le porte-parole Sean Spicer.

Cette décision représente un revers pour les Israéliens privilégiant la ligne dure ainsi que leurs alliés américains, lesquels pressent depuis longtemps les États-Unis et d'autres pays de déménager leur ambassade à Jérusalem.

Israël voit la ville sainte comme sa capitale et soutient que celle-ci ne doit pas être divisée. Les Palestiniens revendiquent de leur côté Jérusalem-Est comme capitale de l'État indépendant qu'ils souhaitent voir un jour reconnu.

Le bureau du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé que la décision du président Trump mine les possibilités d'une résolution du conflit en préservant «la fantaisie palestinienne selon laquelle le peuple juif et l'État juif n'ont aucun lien avec Jérusalem».

Des leaders palestiniens se sont pour leur part réjouis, faisant valoir que la volte-face du président américain améliorait l'atmosphère en vue de négociations futures et démontrait le sérieux de la démarche de M. Trump envers un éventuel processus de paix.

L'envoyé palestinien à Washington, Hussam Zomlot, a estimé qu'une telle décision «donne une chance à la paix».