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31/05/2017 22:11 EDT | Actualisé 31/05/2017 22:20 EDT

Japon: la fusée H-2A place sur orbite un satellite de géolocalisation

La fusée japonaise H-2A a placé sur orbite jeudi matin un satellite devant compléter le système GPS pour les services de géolocalisation au Japon.

La H-2A s'est élancée vers 09H17 locales (00H17 GMT) de la base de Tanegashima dans le sud de l'archipel, selon les images diffusées en direct par l'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa). Le lancement s'est fait sous le contrôle de la Jaxa et du groupe industriel Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

Le satellite Michibiki No2 s'est séparé de la fusée quelque 21 minutes plus tard a précisé dans un communiqué la Jaxa et "le lancement est réussi", selon l'opérateur.

Michibiki No2 rejoindra ensuite un premier engin appelé Michibiki lancé en 2010 et cette paire devrait voir arriver dans l'année deux autres satellites du même type.

Le tout est censé permettre à la Jaxa de démarrer en 2018 pour 15 ans un service de localisation, complémentaire du GPS américain et offrant à ce dernier un niveau de précision encore supérieur à ce qu'il est actuellement. Ces informations seront reçues au Japon, en Australie et dans une partie de l'Asie.

En théorie, le système GPS permet de localiser un élément fixe ou mobile sur Terre à environ dix mètres près. Cependant, cette précision dépend grandement des conditions météorologiques et terrestres et les satellites ne sont pas forcément toujours visibles.

L'archipel nippon, aux mégapoles denses avec des forêts de gratte-ciel, et au terrain très accidenté, est l'une des zones où la précision théorique est difficile à atteindre, selon les chercheurs de la Jaxa.

Il faut en effet recevoir simultanément les signaux de plusieurs satellites GPS pour situer un objet. La série Michibiki, qui sera plus facilement visible du sol nippon que les satellites de la constellation GPS car situé quasiment au zénith, est censée apporter un signal disponible à tout moment et un degré de précision de 2 mètres, voire de quelques centimètres.

Cette meilleure densité d'informations doit ainsi autoriser le développement de nouveaux services reposant sur la géolocalisation, à des fins publiques (sécurité, trafic routier, etc.), personnelles ou professionnelles.

Seront possibles aussi des services géolocalisés d'envoi groupé de messages automatiques en cas de tremblement de terre et de risque de tsunami.

Le lanceur employé jeudi était le 34e exemplaire du modèle H-2A, en service depuis 2001 et codeveloppé par la Jaxa et MHI.

Le précédent tir (le 33e) avait eu lieu en mars pour placer dans l'espace un satellite espion notamment destiné à recueillir des informations sur les manoeuvres au sol en Corée du Nord.

Ce 34e tir est le 27e réussi d'affilée pour ce lanceur qui n'a jusqu'à présent connu qu'un échec, en 2003, avec l'exemplaire numéro 6.

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