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01/06/2017 10:09 EDT | Actualisé 01/06/2017 10:20 EDT

Italie: la coalition au pouvoir plus affaiblie que jamais

La coalition au pouvoir en Italie semblait plus affaiblie que jamais jeudi après la décision du ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano, de mettre un terme à la collaboration de son micro-parti, Alternativa popolare, avec le Parti démocrate (PD, centre-gauche).

"Je considère que notre collaboration avec le parti démocrate est close", a déclaré M. Alfano à la presse au terme d'une réunion de la direction de son parti, assurant toutefois qu'il continuait à soutenir le gouvernement dirigé par Paolo Gentiloni (PD).

Cette rupture intervient alors qu'un accord vient d'être trouvé après des mois de blocage entre les principaux partis italiens sur un mode de scrutin proportionnel à l'allemande ainsi que sur l'organisation de législatives anticipées cet automne. Le terme normal de la législature était prévu en février 2018.

La réforme électorale adoptée par le Parti démocrate - dirigé par l'ancien président du conseil Matteo Renzi - le Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste), Forza Italia (FI, centre-droit) et la Ligue du Nord (anti-euro et immigration) assurerait une représentation proportionnelle à tous les partis ayant dépassé la barre des 5%.

Or avec un tel seuil, le parti de M. Alfano qui a participé aux trois derniers gouvernements italiens et qui est actuellement crédité de 2,2% des voix dans les sondages, se retrouverait exclu du parlement.

Ce qui ne semble pas déranger Matteo Renzi, dont Angelino Alfano fut le ministre de l'Intérieur jusqu'à sa démission de la présidence du conseil en décembre après sa cuisante défaite au référendum constitutionnel de décembre, qui prévoyait notamment une réduction du rôle du Sénat.

"Nous ne sommes pas ici en train de défendre les veto des petits partis, mais les droits des citoyens", a déclaré M. Renzi mercredi devant les cadres de son parti.

Bien que M. Renzi ait annoncé sa retraite politique en cas de défaite au référendum, il ne cache pas son impatience de voir les Italiens retourner aux urnes pour pouvoir revenir au pouvoir.

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