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31/05/2017 22:47 EDT | Actualisé 31/05/2017 23:00 EDT

Dates-clés du Lesotho depuis l'indépendance

Rappel des dates-clés depuis l'indépendance du Lesotho, où des élections législatives anticipées sont organisées samedi.

- Une monarchie agitée -

Ancien protectorat britannique, le Lesotho accède à l'indépendance le 4 octobre 1966, jour du couronnement du roi Moshoeshoe II. En 1970, le roi doit s'exiler pendant quelques mois.

En 1990, celui-ci est à nouveau contraint à l'exil après un coup d'Etat militaire. Il est remplacé par son fils, Letsie III.

Le 25 janvier 1995, Moshoeshoe II, rentré au Lesotho trois ans auparavant, est rétabli sur le trône après l'abdication de son fils. Mais un an plus tard, il meurt dans un accident de voiture et Letsie III prête serment pour redevenir monarque constitutionnel.

Dès 1993, le pays était en effet retourné à une monarchie constitutionnelle, après 23 ans de coups d'Etat et de régimes militaires.

- Mutineries et interventions étrangères -

Le 16 février 1997, l'armée donne l'assaut au quartier général de la police royale à Maseru, mettant fin à onze jours de mutinerie.

Le 23 mai 1998, le Congrès du Lesotho pour la démocratie (LCD, au pouvoir), remporte 79 des 80 sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives.

Mais le scrutin est contesté. Des manifestations et une mutinerie de l'armée entraînent une intervention de troupes sud-africaines et du Botswana. Les affrontements font 75 morts et la capitale, Maseru, est dévastée.

Les 17-18 février 2007, le LCD du Premier ministre Pakalitha Mosisili remporte 61 des 120 sièges au Parlement. Le pays est en proie à une nouvelle crise politique, l'opposition contestant les résultats.

Du 16 au 24 juin, un couvre-feu est instauré à Maseru après une série d'attaques visant des ministres et leurs gardes du corps.

Le 22 avril 2009, le Premier ministre Mosisili échappe à une tentative d'assassinat.

- Alternance politique -

Le 26 mai 2012, lors de nouvelles législatives, le parti de M. Mosisili n'obtient que 48 sièges sur 120.

Cinq partis d'opposition forment une coalition disposant de 64 sièges pour gouverner. Thomas Thabane est nommé Premier ministre, marquant la première alternance par la voie des urnes.

- Coup d'Etat manqué -

Le 30 août 2014, le pays plonge de nouveau dans le chaos lors d'un coup de force de l'armée pour s'opposer au Premier ministre, qui, contesté depuis des mois par ses propres alliés, avait suspendu le Parlement afin d'éviter une motion de censure.

En réaction au limogeage du chef de l'armée, le général Tlali Kamoli, des troupes occupent les postes de police de la capitale, Maseru, faisant un mort et neuf blessés.

Le Premier ministre, M. Thabane, réussit à s'enfuir en Afrique du Sud, avant de revenir quelques jours plus tard avec l'aide de médiateurs de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) pour tenter de désamorcer la crise. Le général Kamoli est réinstallé dans ses fonctions et des élections sont organisées.

Le 28 février 2015, le parti de la Convention des Basothos (ABC) du Premier ministre est devancé par le Congrès démocratique (DC) aux législatives. Celui-ci forme une courte majorité parlementaire avec plusieurs petits partis et élit Pakalitha Mosisili à la tête du gouvernement.

- Législatives anticipées -

Le 10 novembre 2016, quatre ministres sont démis de leurs fonctions. En réaction, quatre autres remettent leur démission et vingt députés de la majorité quittent la fragile majorité parlementaire.

Le 12 février 2017, Thomas Thabane fait son retour dans le pays après deux années d'exil, promettant de reconquérir le pouvoir par les urnes.

Le 1er mars, Pakalitha Mosisili est mis en minorité par les députés lors d'un vote de défiance. Des législatives anticipées sont annoncées pour le 3 juin

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