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01/06/2017 11:30 EDT | Actualisé 01/06/2017 12:00 EDT

Conflit du bois: le Canada soutient le secteur face aux Etats-Unis

Le gouvernement canadien a annoncé jeudi une aide de 867 millions de dollars canadiens (572 millions d'euros) pour soutenir son industrie forestière, frappée par des droits de douanes sur ses exportations aux Etats-Unis.

L'enveloppe annoncée par le gouvernement de Justin Trudeau inclut des prêts aux entreprises pour soutenir les travailleurs du secteur et les communautés affectées par "les actions des Etats-Unis qui ciblent le bois" de construction, selon un communiqué.

Fin avril, l'administration américaine a imposé des taxes à l'importation atteignant jusqu'à 24,12% sur le bois canadien.

Cent millions de dollars sont notamment débloqués pour diversifier les produits et marchés d'exportation du secteur forestier canadien.

"Il n'y a jamais eu de meilleur moment pour diversifier nos marchés", a déclaré le ministre du Commerce international François-Philippe Champagne.

Près de 80% des exportations de bois du Canada sont dirigées vers les Etats-Unis pour des revenus d'environ sept milliards de dollars canadiens par année.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, également en charge du commerce avec les Etats-Unis, a pour sa part fustigé les sanctions "injustes" de l'administration Trump envers l'industrie forestière canadienne et réitéré la volonté du gouvernement de "s'y opposer fermement" pour défendre les intérêts canadiens.

Le gouvernement canadien a souligné sa volonté d'augmenter les échanges avec les marchés asiatiques, notamment la Chine, vers laquelle les exportations de bois canadien sont en forte augmentation depuis les années 2000.

L'industrie forestière canadienne emploie plus de 200.000 personnes au Canada.

En frappant le bois de construction canadien, Donald Trump est venu réveiller un vieux dossier qui divise les deux voisins depuis 35 ans.

Les producteurs américains accusent leurs homologues canadiens d'exporter ce matériau à un prix de dumping, soit inférieur aux coûts de production grâce à des droits d'exploitation très faibles dans les forêts publiques provinciales.

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