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01/06/2017 14:33 EDT | Actualisé 01/06/2017 16:09 EDT

Accord de Paris: le monde déplore la décision de Trump de retirer les États-Unis

Les leaders de la France, de l'Allemagne et de l'Italie ont uni leurs voix pour dire au président américain Donald Trump que l'accord de Paris sur le climat ne peut pas être renégocié comme il l'a demandé.

Le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre italien Paolo Gentiloni ont fait savoir dans une déclaration commune publiée jeudi qu'ils prennent acte «avec regret» de la décision de l'administration américaine de tourner le dos à l'accord conclu en 2015.

Ils soutiennent ainsi que la feuille de route établie en vertu de cette entente est «irréversible» et disent croire fermement que celle-ci ne peut pas être renégociée.

En annonçant sa décision très attendue, jeudi, M. Trump a relevé qu'il serait prêt à s'engager dans des négociations pour s'assurer que l'accord de Paris soit modifié «selon des termes qui sont justes pour les États-Unis et ses travailleurs».

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié le retrait des États-Unis de «déception majeure». Par l'entremise d'un porte-parole, Stéphane Dujarric, il a fait valoir qu'il est «crucial que les États-Unis demeurent un leader sur les enjeux environnementaux.

Selon M. Dujarric, M. Gutterez a bon espoir que les villes, les États et les entreprises de partout dans le monde «continueront à démontrer leur vision et leur leadership en travaillant pour une croissance économique faible en carbone (...) qui créera des emplois de qualité et des marchés pour la prospérité du XXIe siècle.

La décision de M. Trump a par ailleurs a semblé lui attirer les foudres de plusieurs entrepreneurs milliardaires qui ont pu le soutenir par le passé. C'est notamment le cas du fondateur de SpaceX et de Tesla, Elon Musk, qui a écrit sur Twitter qu'il quitterait les comités consultatifs présidentiels dans lesquels il siège, notamment celui sur l'infrastructure et les emplois dans le secteur manufacturier.

Le président et directeur général de General Electric Jeff Immelt — qui agit aussi à titre de conseiller dans de tels comités — a déclaré sur le même réseau social qu'il était «déçu» de l'annonce de M. Trump.

Même son de cloche du côté du président de Microsoft, Brad Smith, qui a affirmé que son entreprise continuerait de travailler pour l'atteinte de ses objectifs relatifs à l'accord de Paris.

L'ancien président mexicain Vicente Fox a envoyé une série de messages sur Twitter pour signifier son mécontentement face au retrait des États-Unis.

Il a soutenu que M. Trump «déclare la guerre à la planète en elle-même», accusant le président américain de «laisser un sombre legs simplement pour satisfaire sa cupidité».

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, a soutenu que les changements climatiques constituent une menace pour l'avenir de la planète et mettent en péril la santé, la sécurité et la survie «de nos enfants et petits-enfants».