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31/05/2017 01:13 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:51 EDT

Timber Timbre à l'Olympia: pour un flirt élégant et «dansant»

Le groupe indie rock Timber Timbre offrira prochainement un concert à l’Olympia de Montréal. L’endroit est sans contredit l’une des plus grandes salles québécoises dans laquelle s’est produite la formation formée des multi-instrumentistes Simon Trottier (guitare) et Mathieu Charbonneau (clavier), puis du musicien-chanteur Taylor Kirk.

En avril, Timber Timbre a laissé paraître son sixième album intitulé Sincerely, Future Pollution , via Arts & Crafts. Une autre belle proposition qui suit le respecté Hot Dreams. Avant de partager son nouveau matériel avec les Montréalais, les membres du groupe ont effectué une tournée de plusieurs concerts en Amérique du Nord et de l’autre côté de l’Atlantique, dont la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Danemark et la Suède.

«Nous avons offert environ 30 spectacles depuis la sortie de l’album, indique Simon Trottier. La moitié d’entre eux en Europe et le reste en Amérique du Nord. C’est toujours une prestation assez rock.»

«De plus, nous avons retravaillé les arrangements de diverses pièces issues des autres albums afin qu’elles soient mieux adaptées à ce nouveau spectacle», ajoute Taylor Kirk assis à une table du café Italia.

Au trio de base, il faut ajouter le batteur Mark «Bucky» Wheaton, qui remplace Olivier Fairfield sur scène. Notons que ces deux derniers ont aussi participé à l’enregistrement de l’album.

Timber Timbre proposera sept des neuf morceaux qui composent Sincerely, Future Pollution. Elles seront complétées par huit autres chansons tirées des albums précédents. Les deux compositions retirées sont Floating Cathedral et Skin Tone, car elles étaient trop délicates pour l’ambiance générale du concert, au dire de Taylor Kirk.

En toute collégialité

Plus que jamais, cette plus récente production est le résultat d’un effort collectif. Auparavant, Kirk dirigeait l’ensemble du processus créatif, composant la majorité des musiques, en plus des paroles. Pour Sincerely, Future Pollution, l’approche fut passablement différente : «Les gars se sont vraiment investis dans la création de cet album, souligne le chanteur, qui demeure néanmoins la pierre angulaire de cette formation née en 2005. J’ai le sentiment que Timber Timbre est un véritable groupe.»

Mathieu Charbonneau et Simon Trottier expliquent à tour de rôle que Taylor Kirk a proposé - avant l’entrée en studio - des idées de base, à savoir des mélodies, des riffs, voire des maquettes. Ses collègues ont dès lors grandement collaboré à la création des chansons de l’album.

«À partir de ces ébauches, Mathieu et moi avons travaillé à les développer, affirme Simon Trottier. Nous étions beaucoup plus préparés durant l’enregistrement qu’il y a trois ans. Nous nous sommes donc impliqués dans les arrangements, tout comme au niveau de la réalisation du disque.»

Mentionnons que celui-ci a été enregistré au studio La Frette (Patrick Watson, Feist, Thus Owl, Leif Vollebekk et bien d’autres), en France.

À ce mélange habituel de folk mystérieux, de blues sensuel et de rock chambré s’ajoutent sur le récent album des couleurs de soul et de funk (Grifting, par exemple), qui devrait s’entendre un brin sur les planches, vendredi soir. «J’ai toujours tenté de marier du R’n’B et du soul avec les autres influences associées à Timber Timbre, souligne Taylor Kirk, qui exploite de nouveau sur Sincerely, Future Pollution sa voix chaude et romantique. Peut-être que c’est la première fois par contre que certaines chansons s’approchent des ambiances dansantes. Je dirais même disco.»

«J’avais cette idée qu’on pourrait faire quelque chose de plus up tempo cette fois. Des musiques persillées de sonorités électroniques et numériques. D’ailleurs, nous voyons des gens bouger et même danser dans l’audience depuis le début de cette tournée. Hot Dreams était pour moi un spectacle guidé par les jams rock langoureux. On est toujours là-dedans, mais avec plus d’atmosphères accrocheuses.»

À la manière Timber Timbre, bien entendu. C’est-à-dire, sombre, gracieux et déroutant.

Une première

Les gars joueront pour la première fois à l’Olympia de Montréal. La plus grande salle montréalaise de leur existence. Cela dit, ils ont déjà rempli de grands endroits comme à Berlin ou Paris. «On aime changer de lieu à Montréal. Nous avons monté sur différentes scènes (le Métropolis, Le National ou encore la petite salle Casa Del Popolo). Pour ce concert-ci, on a décidé d’opter pour l’Olympia. Nos trois derniers spectacles montréalais ont été livrés dans des salles de la rue Sainte-Catherine. Nous poursuivons la tradition», de lancer Simon Trottier.

À l’instar de la tournée Hot Dreams, le rock est donc le carburant du spectacle Sincerely, Future Pollution. Sauf que les arrangements seraient pas mal différents, tant au niveau des sons de synthétiseurs que des guitares.»

«Pour Hot Dreams, nous utilisions surtout du Wurlitzer (piano électrique), du Mellotron et des sons d’orgue, indique Mathieu Charbonneau. Maintenant, nous mettons l’emphase sur les synthés.»

À la suite de sa prestation à Montréal, Timber Timbre continuera d’offrir de nombreux concerts sur les continents américains et européens, et ce, jusqu’à la fin de l’année.

Timber Timbre – Olympia de Montréal, le 2 juin

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