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30/05/2017 15:59 EDT

Québec veut sévir contre le maquillage des résultats scolaires

Le gouvernement Couillard a publié mardi une directive précisant que les modifications de notes des élèves ne seront plus tolérées.

Le ministre québécois de l'Éducation, Sébastien Proulx, a avisé les commissions scolaires d'arrêter la pratique visant à atteindre des cibles de réussite.

On veut que les évaluations soient le portrait réel d’un élève. Le Québec n’a rien à gagner à avoir un taux de diplomation et de qualification augmenté. Les commissions scolaires n’ont rien à gagner et les écoles n’ont rien à gagner à agir ainsi. Ce n’est pas le réel portrait des étudiants qui s’y retrouve.

Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation

Il ajoute que c'est la première fois qu'une directive du genre est imposée au réseau.

Les partis d'opposition à Québec réclamaient que des actions soient menées pour mettre fin à cette pratique.

D'après un sondage de la Fédération autonome de l'enseignement, près d'un enseignant sur deux a déjà vu la note qu'il avait attribuée à un élève être ajustée à la hausse sans son accord. Le syndicat alléguait qu'aucune école au Québec n'était épargnée par ce phénomène.

À l'annonce du ministre, le porte-parole du Parti québécois, Alexandre Cloutier, a déclaré qu'il fallait faire davantage. « La seule façon d’avoir un portrait de la situation, c’est d’entendre le réseau et qu’ensuite on pose un diagnostic et on apporte des mesures. [...] En gros ce que le ministre dit c’est : "Respectez la loi". »

Le PQ, comme la Coalition avenir Québec (CAQ), veut que les enseignants puissent s’adresser à une commission parlementaire pour évaluer l'ampleur du phénomène.