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30/05/2017 05:46 EDT | Actualisé 30/05/2017 06:00 EDT

Pays-Bas: le Sénat approuve le compromis sur l'accord d'association UE-Ukraine

Le Sénat néerlandais a entériné mardi, par 50 voix contre 25, le compromis sur l'accord d'association UE-Ukraine obtenu par le Premier ministre à Bruxelles, un vote qui constitue une des dernières étapes avant la ratification du traité par l'Union européenne.

"Le projet de loi est accepté", a déclaré la présidente du Sénat Ankie Broekers-Knol à l'issue du vote.

"Il s'agit là de la dernière étape parlementaire", a expliqué Gert Riphagen, porte-parole de la chambre haute du Parlement. Viendront ensuite "la ratification par le Roi (...) et la publication au Journal officiel" du royaume.

Les Pays-Bas sont le seul Etat membre de l'Union européenne à ne pas avoir encore ratifié cet accord d'association visant à renforcer le dialogue politique et les échanges économiques et commerciaux entre l'Union européenne et l'Ukraine, dans une tentative de rapprochement avec ce pays voisin de la Russie.

Avec le feu vert donné mardi par le Sénat néerlandais, "notre accord d'association (...) fait maintenant un pas de plus vers sa ratification", a réagi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans un communiqué.

A l'occasion d'un référendum consultatif convoqué par des groupes eurosceptiques en avril 2016, 60% des Néerlandais avaient rejeté le traité.

En décembre 2016, un compromis avait été trouvé avec les partenaires européens. Le texte négocié à Bruxelles prévoit que le traité d'association n'offre "pas un tremplin vers l'adhésion à l'UE, même à l'avenir, pas d'accès à notre marché du travail, pas de collaboration en termes de défense, pas d'argent" et "vise surtout à lutter contre la fraude et la corruption en Ukraine", avait alors expliqué le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Avant d'être voté par le Sénat, le texte l'avait été en février par la chambre basse du Parlement, avec le soutien de 89 députés sur les 150 que compte l'assemblée.

Le Premier ministre sortant Mark Rutte, qui joue les équilibristes depuis le référendum, a répété mardi dernier au cours d'un débat devant le Sénat que le texte obtenu à Bruxelles répondait "aux inquiétudes les plus grandes du public néerlandais". Il avait également été à nouveau critiqué par ses opposants, ceux-ci l'ayant accusé de contourner une décision populaire.

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