POLITIQUE
30/05/2017 03:13 EDT | Actualisé 30/05/2017 03:14 EDT

Le gouvernement fédéral présente son plan pour lutter contre la maladie de Lyme

StevenEllingson via Getty Images
Close up photo of adult female deer tick crawling on piece of straw

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, a annoncé mardi un investissement de 4 millions $ pour la création d'un réseau de recherche sur la maladie de Lyme.

Le gouvernement explique que l'octroi de cette somme vise à acquérir de nouvelles connaissances pour améliorer le diagnostic et le traitement de cette maladie infectieuse, causée par une bactérie qui se transmet aux humains par la morsure de certains types de tiques infectées.

L'Agence de la santé publique du Canada a répertorié plus de 900 cas de maladie de Lyme en 2015, alors qu'on en comptait environ 140 en 2009. Les données préliminaires pour 2016 laissent croire que la situation pourrait s'être stabilisée cette année-là.

Mais à mesure que des cas sont signalés au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, au Manitoba et dans le sud de la Colombie-Britannique, certains estiment que de 10 000 à 20 000 nouveaux cas pourraient être observés chaque année au Canada, si les tiques étendent encore leur territoire. Les autorités fédérales attribuent en partie cette hausse au réchauffement climatique.

Depuis 2009, la maladie est déjà "à déclaration obligatoire" à l'échelle nationale. En vertu d'une loi adoptée en décembre 2014, le gouvernement fédéral devait élaborer un cadre concernant la maladie de Lyme, qui inclurait la surveillance, l'éducation et la sensibilisation, ainsi que des lignes directrices et les pratiques exemplaires. Afin d'orienter l'élaboration de ce cadre fédéral, l'Agence de la santé publique du Canada a tenu une conférence en mai 2016.

"Nous sommes à la croisée des chemins dans la lutte contre la maladie de Lyme, et il est essentiel de convenir d'une approche fondée sur des données probantes et de combler les lacunes dans les connaissances grâce à d'autres études", a expliqué la docteure Theresa Tam, administratrice en chef par intérim de la santé publique. "L'Agence de la santé publique du Canada collaborera avec les autorités de la santé publique, les professionnels de la santé, les groupes de patients et d'autres intervenants afin d'exécuter de manière concertée les trois piliers du Cadre."

La ministre Philpott a précisé que le cadre fédéral rendu public mardi aux Communes s'appuie sur les observations de groupes de patients, de chercheurs et des ministères fédéral, provinciaux et territoriaux. La subvention de recherche de 4 millions $ fait partie de ce cadre fédéral.

Il y a un peu plus d'un mois, une ébauche de cadre fédéral avait fait l'objet de vives critiques, certains la qualifiant de "ridicule". On reprochait notamment au gouvernement de se baser sur des lignes directrices et des données dépassées, et on déplorait l'absence au Canada de véritables tests de dépistage de la maladie de Lyme.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, estime que le cadre fédéral annoncé mardi, même s'il ne prend pas en compte toutes les critiques formulées le mois dernier, constitue un pas dans la bonne direction.

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