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30/05/2017 17:12 EDT | Actualisé 30/05/2017 17:30 EDT

Les États-Unis réussissent un test d'interception de missile

WASHINGTON — Le Pentagone a annoncé mardi avoir abattu une imitation de tête de missile du haut de l'océan Pacifique, un succès pour le programme antimissile des États-Unis.

Il s'agissait du premier essai de ce genre en près de trois ans et c'était le premier test ciblant un missile intercontinental semblable à ceux que développe la Corée du Nord.

Un intercepteur de fusée, qui avait décollé de la base aérienne de Vanderberg en Californie, a fauché la tête de missile, qui était à l'extérieur de l'atmosphère de la Terre après avoir été lancée d'un récif du Pacifique.

Les États-Unis redoublent d'efforts pour se prémunir contre les missiles à longue portée que menace de lancer la Corée du Nord.

Même si l'essai a été couronné de succès, le test d'une valeur de 244 millions $ US ne permet pas de confirmer que les États-Unis seraient capables de se défendre contre un missile intercontinental provenant de la Corée du Nord.

Le Pentagone tente d'améliorer encore davantage les intercepteurs qui n'ont pas encore été soumis à des conditions réalistes.

Par ailleurs, selon l'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, l'administration Trump croit que la Chine utilise des «canaux de communications en coulisses» avec la Corée du Nord pour la dissuader d'effectuer des essais nucléaires et balistiques.

«Nous croyons qu'ils tentent d'être productifs. Nous croyons qu'ils tentent de contrer ce qui arrive en ce moment», a-t-elle dit aux journalistes.

Mme Haley a indiqué que les États-Unis maintiendraient la pression sur les dirigeants chinois, tout en continuant de travailler avec eux de la manière qu'ils jugent appropriée.

Au même moment, les États-Unis et la Chine discutent d'une résolution qui pourrait être adoptée au Conseil de sécurité afin d'imposer des sanctions plus sévères contre Pyongyang en réponse à ses tirs de missiles balistiques. Le lancement de lundi était le troisième en trois semaines.

La Chine profite d'une influence importante sur la Corée du Nord, dont 90 pour cent de son commerce dépend de Pékin.