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30/05/2017 09:04 EDT | Actualisé 30/05/2017 09:25 EDT

Le Parti québécois demande, mais n'obtient pas, d'excuses de Québec solidaire

QUÉBEC — Le torchon brûle entre le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS), ce dernier se portant vigoureusement à la défense de certains immigrants qui ont accusé les péquistes de racisme et de xénophobie lors d'un congrès politique.

Manon Massé, porte-parole de QS, a dit mardi comprendre la douleur vécue par ces gens, surtout les femmes portant le hijab, qui se sont fait cracher dessus au plus fort du débat sur la Charte des valeurs en 2014.

Lors du congrès de QS à Montréal il y a une dizaine de jours, certains avaient appelé à voter contre l'idée d'une alliance électorale avec le PQ à cause de sa position sur la laïcité.

Pourtant, le PQ avait exhorté le comité de coordination de QS, dans une lettre rendue publique mardi, à se dissocier fermement et publiquement des accusations «mensongères» de racisme à son endroit.

Dans sa lettre, le président du PQ, Raymond Archambault, a écrit que les militants du PQ étaient outrés de constater que la direction de QS ait toléré ce genre de propos sans faire de rappels à l'ordre.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, en a remis en mêlée de presse mardi, en accusant plusieurs fois les dirigeants de QS de faire partie d'un «Politburo», une référence au Parti communiste de l'ancienne Union soviétique. 

Mme Massé a précisé qu'elle ne trouvait pas les péquistes racistes, mais a refusé de se plier aux exigences du PQ, tout comme son collègue, le député de QS Amir Khadir avait refusé de le faire quelques heures plus tôt.

Elle a dit que le comité de coordination de QS allait bientôt se rencontrer pour décider comment il allait répondre officiellement à la lettre de M. Archambault.

QS a aussi rappelé qu'au lieu de s'entredéchirer, les forces souverainistes devaient plutôt se concentrer à attaquer les libéraux de Philippe Couillard.