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30/05/2017 11:38 EDT

Durant sur les traces de Calvillo

LENNOXVILLE – Ils ont été nombreux à tenter leur chance derrière le joueur de centre après qu'Anthony Calvillo a raccroché son célèbre gilet numéro 13. Darian Durant est le dernier quart-arrière à s'attaquer à ce défi colossal.

Un texte de Félix St-Aubin

Le vétéran de 34 ans se retrouve actuellement dans une situation qui lui est peu familière. De la campagne 2006 jusqu’à la plus récente saison morte, il n’avait connu qu’une seule organisation : les Roughriders de la Saskatchewan.

Avant dimanche, jamais Durant n’avait abordé un camp d’entraînement à l’extérieur des Prairies. Ce temps est révolu.

Le nouveau meneur offensif des Alouettes ne cultive pas de mauvais sentiments à l’égard de son ancienne formation. Il a fait son deuil de la « Rider Nation » et s’attarde maintenant au second chapitre de sa carrière.

Je me sens bien. Ça fait assez longtemps que je suis dans cette business pour comprendre que la majorité des sportifs professionnels ne jouent pas la totalité de leur carrière avec la même équipe. Je suis ravi où je suis, avec ce nouveau régime.

Le quart-arrière Darian Durant

« Je suis heureux [de travailler] avec Jacques (Chapdelaine) et Kavis (Reed), a-t-il révélé. Je sens que mon talent sera bien utilisé ici, je suis fébrile et j'aime mes coéquipiers. Je suis prêt! »

Non seulement le double vainqueur de la Coupe Grey doit-il composer avec ce changement d’environnement, il a migré vers un marché qui cherche ardemment à dénicher le digne successeur de Calvillo après avoir fait chou blanc durant trois années.

Depuis que le prolifique passeur a accroché son uniforme, le jeu de la chaise musicale s’est enclenché. Et il perdure.

Huit individus ont amorcé l’un ou l’autre des 56 derniers matchs des Alouettes au poste de quart. Certains d’entre eux ont présenté de bons moments, mais aucun ne s’est approché un tant soit peu du niveau de jeu de Calvillo.

À moins d'une blessure, ou bien que le directeur général Kavis Reed fasse un autre coup d'éclat comme celui de lundi en mettant fin au contrat de Bear Woods, Durant deviendra le neuvième pivot différent à entamer une rencontre en trois ans.

Une cible de choix

Pratiquement un mois après la signature d'un pacte de trois saisons avec les Alouettes, l'ancien membre de l'équipe d'entraînement des Ravens de Baltimore, en 2005, a appris que l'un des joueurs autonomes les plus convoités s'amenait à Montréal. En l'occurrence, le receveur éloigné Ernest Jackson.

Jackson est en constante progression depuis trois campagnes. En 2016, son nom s'est retrouvé dans la portion supérieure des palmarès pour les touchés par la voie des airs (10, 2e rang), les verges (1225, 7e rang) et les réceptions (88, 7e rang).

L'ailier de 30 ans pourrait s'avérer être l'élément qui donnera un second souffle et une stabilité aux Moineaux à la position névralgique de quart.

« Il est excellent. C'est un receveur sur qui tu peux compter, peu importe la situation. Il se lève durant les matchs importants, nous savons tous ce qu'il a fait lors du dernier match de la Coupe Grey [il a inscrit le touché victorieux en prolongation, NDLR] », a affirmé Durant, très élogieux à l'endroit de son nouvel équipier.

« Il n'a pas laissé tomber une seule passe lors de la saison 2016, a-t-il poursuivi. C'est une bonne cible, un excellent receveur, il est brillant et je suis content qu'il soit dans mon camp. »

Jackson se réjouit également de pouvoir compter sur la présence de Durant. « Nous apprenons le cahier de jeux ensemble et nous nous entraidons beaucoup autant sur le terrain que dans les réunions. »

Tout indique que le meneur de jeu aura une panoplie d'options lorsqu'il optera pour le jeu aérien. L'apport et les forces de tout un chacun diffèrent, ce qui devrait laisser toute latitude à Durant pour faire avancer les chaîneurs.

« Des joueurs tels que B.J. Cunningham et Tiquan Underwood passent sous le radar, mais ils sont très productifs. Ajoutons-les à Nik Lewis, Samuel Giguère et Ernest Jackson, et on se retrouve avec un bon groupe [de receveurs]. Je suis impatient », a-t-il conclu.