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30/05/2017 08:15 EDT | Actualisé 30/05/2017 08:20 EDT

Des mots de condoléances pour Tito refont surface en Espagne

La Serbie réclame la restitution de messages manuscrits, tirés du livre d'hommages de puissants de ce monde à Tito, et qui ont mystérieusement fait surface en Espagne, a annoncé mardi une responsable.

Après sa mort, les chefs d'Etat et responsables politiques en visite à Belgrade, ont eu pendant plusieurs années comme passage obligé le mémorial où est inhumé celui qui fut le maître de l'ex-Yougoslavie de 1945 à 1980.

Leur était présenté un livre d'hommage à Josip Broz Tito qui fut un des chefs de file des non alignés avec l'Indien Jawaharlal Nehru et l'Egyptien Gamal Abdel Nasser.

Or, une société d'enchères a prévu d'organiser samedi à Malaga en Espagne une vente de messages manuscrits qui semblent avoir été arrachés de ce livre.

Parmi les auteurs de messages proposés à la vente, figurent George Bush père (alors vice-président des Etats-Unis), le Palestinien Yasser Arafat, le dernier dirigeant de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev, ou encore les Premiers ministres suédois et indien assassinés Olof Palme et Indira Gandhi.

Sont également proposés des messages du roi du Cambodge Norodom Sihanouk, de l'ancien président syrien Hafez Al-Assad, de Robert Mugabe qui dirige depuis près de quarante ans le Zimbabwe, ou encore de l'ex-dictateur roumain Nicolae Ceaucescu.

"Nous avons dénoncé les faits à la police qui va saisir Interpol", a déclaré à l'AFP Ana Radic, responsable du Musée de la Yougoslavie, dont dépend le Memorial Tito.

Dans un communiqué, le musée a expliqué s'être rendu compte que des pages avaient été arrachées à la lecture d'un article faisant état de cette vente.

"Nous avons également contacté la maison d'enchères pour leur demander d'annuler la vente et de nous fournir des informations supplémentaires sur ces documents pour que nous puissions confirmer leur authenticité", a-t-elle ajouté.

Sollicité par l'AFP, un dirigeant de cette société, Autograph Auctions Ltd, a indiqué que celle-ci était "en relation avec les autorités compétentes et se soumettait à leurs demandes d'informations complémentaires sur les documents".

Sans plus de détail, il a ajouté que dans les "rares cas" où la propriété de documents était contestée, sa société "retirait les documents de la vente jusqu'à ce que le propriétaire légitime soit établi".

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