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30/05/2017 12:18 EDT | Actualisé 30/05/2017 12:40 EDT

Colombie: 2.500 miliciens des Farc dans les zones de désarmement

Quelque 2.500 miliciens ou collaborateurs civils des Farc vont rejoindre les près de 7.000 combattants de la guérilla, rassemblés dans 26 zones de Colombie pour déposer les armes et préparer leur réintégration dans la société, a annoncé mardi le gouvernement.

"Nous avons une liste de 2.500 en plus de ceux qui sont dans les zones, où se trouve déjà une minorité de miliciens", a déclaré à la radio RCN le haut commissaire pour la paix, Sergio Jaramillo, en faisant état d'un total d"environ 3.000 miliciens" des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), qui ont signé un accord de paix en novembre dernier.

"Nous avons l'obligation de lever leurs mandats d'arrêt" afin qu'ils puissent se déplacer vers les zones de rassemblement, a-t-il ajouté.

En mars, le ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas, avait estimé à environ 8.000 le nombre de miliciens qui pourraient bénéficier des avantages juridiques et socio-économiques prévus par l'accord de paix, qui veut mettre fin à 53 ans de confrontation armée avec les Farc.

Les miliciens doivent être inscrits sur les listes établies par la guérilla pour pouvoir bénéficier de ces avantages, listes qui seront validées par un comité spécial composé de fonctionnaires du gouvernement, de policiers, de militaires et de représentants du parquet.

Les Farc, principale et plus ancienne guérilla de Colombie, issue en 1964 d'une insurrection de paysans sans terre, devait terminer cette semaine leur désarmement, sous supervision de l'ONU.

Mais cette échéance a été repoussée lundi de vingt jours et le délai de réintégration à la vie civile retardé au 1er août, du fait de problèmes logistiques d'aménagement des zones de rassemblement.

Le conflit armé colombien a depuis les années 1960 impliqué une trentaine de guérillas, des paramilitaires et les forces armées, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et près de sept millions de déplacés.

Afin d'atteindre la "paix complète", le gouvernement a entamé le 7 février à Quito des pourparlers avec l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), dernière rébellion active du pays avec quelque 1.500 combattants armés.

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