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29/05/2017 11:14 EDT

Les actions de Donald Trump ont «affaibli» l'Occident, selon Sigmar Gabriel

Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a estimé lundi que les actions du président américain Donald Trump avaient "affaibli" l'Occident et accusé la politique des Etats-Unis d'être contraire "aux intérêts de l'Union européenne".

"Les Etats-Unis (...) jugent qu'imposer les intérêts nationaux est plus important que l'ordre international", a déploré M. Gabriel lors d'une conférence de presse à Berlin.

"La politique à courte vue du gouvernement américain est contraire aux intérêts de l'Union européenne", a-t-il ajouté, citant notamment la question du climat et des ventes d'armes au Moyen-Orient.

Lorsqu'un chef d'Etat se rend dans un pays "où les droits de l'homme sont bafoués et ne dit pas un mot dessus mais signe un contrat d'armement (...), lorsqu'il doute du fait que d'autres hommes souffrent, mais aussi meurent, à cause du changement climatique, alors je dis que l'Occident est devenu plus petit, ou au moins qu'il a été affaibli", a poursuivi M. Gabriel.

M. Gabriel faisait référence à la visite il y a une dizaine de jours de M. Trump en Arabie saoudite, à l'occasion de laquelle il a signé avec ses hôtes des accords de plus de 380 milliards de dollars, dont des contrats d'armement de 110 milliards.

"L'Occident est une idée de valeurs universelles (...) un ordre international dans lequel on est convaincu que cet ordre international est plus que la somme des propres intérêts nationaux", a-t-il rappelé, évioquant la "défaillance des Etats-Unis en tant que grande nation".

"C'est malheureusement un signal pour le changement dans les rapports de force dans le monde", a-t-il ajouté.

"L'Europe obtient un nouveau rôle", a ajouté M. Gabriel, emboîtant le pas de la chancelière Merkel qui avait estimé dimanche que les Européens devaient désormais prendre (leur) destin en main".

"L'époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C'est mon expérience de ces derniers jours", avait dit Mme Merkel dans une allusion à la relation entre l'Europe et les Etats-Unis, mise à rude épreuve lors du voyage en Europe du président américain Donald Trump.

Elle s'exprimait au lendemain d'un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) à Taormina, en Italie, où l'unité des sept pays parmi les plus riches du monde s'était brisée face à un Donald Trump refusant de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

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