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26/05/2017 00:08 EDT

Venezuela : l’opposition refuse de dialoguer avec Maduro

« Je confirme mon appel au dialogue », a lancé le président vénézuélien Nicolas Maduro aux responsables de l'opposition dans le cadre de son processus controversé d'assemblée constituante lancé mardi. Ses détracteurs ont balayé sa proposition du revers de la main.

Devant ce refus, les dirigeants de l’opposition « ont peur », parce qu’ils savent « que la révolution les bat dans n’importe quelle élection », a rétorqué Nicolas Maduro, successeur du défunt président Hugo Chavez (1999-2013).

De son côté, les députés de l’opposition qualifient le projet de « frauduleux », arguant qu’ils seraient chassés du parlement, seul pouvoir public sous leur contrôle depuis 2015.

Comme elle le fait presque quotidiennement depuis le 1er avril, l’opposition organise de nouvelles manifestations vendredi au pays, dont à Caracas.

« Allons porter un message très clair aux principaux acteurs qui soutiennent Nicolas Maduro et [...] qui peuvent garantir au Venezuela le maintien du respect de la Constitution : les forces armées », a lancé Freddy Guevara, vice-président du parlement.

Appel à la candidature

Malgré le refus total de l’opposition d’y participer, le processus d’assemblée constituante est lancé.

Les candidats pourront s’inscrire dès le 1er juin, a annoncé jeudi le Conseil national électoral, accusé de servir les intérêts du président. Le tiers des 540 nouveaux membres proviendrait de groupes sociaux sous l’influence du gouvernement. Une fois élus, ils seront appelés à écrire une toute nouvelle constitution.

Les élections pour ce nouveau groupe se tiendront en juillet, tandis que celle des gouverneurs se tiendra le 10 décembre, un an plus tard que ce qui était prévu.

Depuis près de deux mois, les rassemblements ont fait 57 morts, un millier de blessés et plus de 2800 personnes arrêtées, avance l’ONG Foro Penal.

Sept Vénézuéliens sur dix souhaitent que M. Maduro quitte le pouvoir, révèlent les sondages.