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26/05/2017 09:37 EDT | Actualisé 26/05/2017 09:40 EDT

Terrorisme: le G7 appelle les acteurs d'internet à se mobiliser davantage

Les dirigeants du G7 réunis à Taormina en Sicile ont appelé vendredi les acteurs d'internet à se mobiliser davantage pour mieux contrôler les contenus radicaux, répondant à une demande de la Grande-Bretagne, frappée lundi par un attentat qui a fait 22 morts.

Le Royaume-Uni a connu "cette semaine la pire attaque terroriste de son histoire" et "aujourd'hui les dirigeants du G7 ont rejoint la Grande-Bretagne dans la condamnation de cet acte barbare", a affirmé la Première ministre britannique Theresa May devant la presse, peu après la signature de ce texte.

Dans cette déclaration, le G7 appelle "les fournisseurs d'internet et les réseaux sociaux à accroître substantiellement leurs efforts pour résoudre le problème des contenus terroristes".

Ce texte a été signé par les dirigeants de sept des pays les plus riches de la planète (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada et Italie).

Les pays du G7 veulent également que le secteur d'internet "agisse de façon urgente pour développer et partager de nouvelles technologies et les outils visant à améliorer la détection automatique de contenus favorisant la promotion de l'incitation à la violence".

Les enquêtes après les attentats en France ou en Grande-Bretagne ont révélé le rôle joué par les contenus radicaux islamistes sur internet dans le processus de radicalisation des auteurs de ces attaques.

Le G7 a également dit son inquiétude face au retour des militants partis combattre en Syrie ou en Libye, particulièrement après l'attentat de Manchester commis par un Britannique d'origine libyenne qui pourrait s'être rendu en Syrie après une visite en Libye.

"Il est vital que nous coopérions plus avec nos partenaires dans la région pour augmenter les retours et les poursuites contre ces combattants", a déclaré Mme May.

"Cela signifie une amélioration du partage de renseignement, une récolte de preuves et un renforcement des procédures policières et légales de ces pays", a-t-elle ajouté.

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