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25/05/2017 21:37 EDT | Actualisé 25/05/2017 21:40 EDT

Séoul approuve les contacts civils avec le Nord

La Corée du Sud a autorisé vendredi une ONG à prendre langue avec le Nord pour discuter de la reprise de projets et d'aide humanitaires, première illustration de la volonté de dialogue du nouveau président de centre-gauche Moon Jae-In.

M. Moon prône une forme de dialogue avec la Corée du Nord pour la ramener à la table des négociations, à rebours de l'inflexibilité affichée par le gouvernement conservateur de la présidente destituée Park Geun-Hye.

Les Sud-Coréens qui nouent des contacts non autorisés avec des Nord-Coréens ou qui se rendent en Corée du Nord sont passibles de peines de prison.

Le ministère de l'Unification a cependant donné son feu vert au Mouvement du partage coréen.

"La position du gouvernement est qu'il doit être flexible s'agissant des échanges civils comme l'aide humanitaire, tant qu'ils ne remettent pas en question le régime international des sanctions contre le Nord", a déclaré la porte-parole du ministère Lee Eugene.

Cette décision survient à une période de fortes tensions sur la péninsule. Pyongyang vient de tirer un missile d'une portée sans précédent.

Nord et Sud sont toujours techniquement en guerre, car le conflit de 1950-1953 s'est soldé par un armistice, et non par un traité de paix.

Depuis début 2016, le Nord a mené deux essais nucléaires et des dizaines de tirs de missiles dans sa quête pour mettre au point un missile balistique intercontinental (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Le ministère de l'Unification a assuré que Séoul restait ferme sur le sujet des ambitions militaires de Pyongyang.

L'ONG veut fournir aux Nord-Coréens habitant près de la frontière des traitements anti-malaria.

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