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26/05/2017 05:46 EDT | Actualisé 26/05/2017 06:00 EDT

Réunification de Chypre: l'ONU échoue à organiser une conférence

La médiation de l'ONU pour organiser de nouveaux pourparlers sur Chypre a échoué, laissant l'avenir du processus en vue d'une réunification de l'île dans les limbes, a reconnu vendredi l'émissaire de l'ONU.

"Malheureusement, malgré de sérieux efforts pour surmonter leurs différences concernant les modalités de rencontre à Genève, les dirigeants ne sont pas parvenus à trouver un terrain d'entente", a déploré l'envoyé de l'ONU pour Chypre, Espen Barth Eide.

"Sans perspective de terrain d'entente, il n'y a pas de base pour continuer cette diplomatie de médiation", a-t-il ajouté.

M. Eide a assuré la médiation entre le président chypriote grec Nicos Anastasiades et le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci afin d'organiser une nouvelle conférence en Suisse en vue de réunifier en un Etat fédéral l'île divisée depuis 1974.

"Comme les deux dirigeants ont exprimé publiquement leur désir de reprendre la conférence sur Chypre et de finaliser toutes les questions en suspens à Genève, notre seul objectif était de s'accorder sur les modalités pour y parvenir", a déclaré M. Eide.

Mais l'émissaire, qui avait espéré obtenir un accord d'ici la fin de la semaine, a reconnu que les différences entre les deux dirigeants étaient insurmontables.

"J'ai informé les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité lors d'une réunion conjointe. Je vais maintenant informer le secrétaire général (Antonio Guterres) et lui demander son avis sur la voie à suivre", a déclaré M. Eide.

En janvier, une conférence s'était tenue avec les trois garants de la souveraineté de l'île - la Grande-Bretagne, la Grèce et la Turquie - en présence entre autres de l'ONU, après des pourparlers de paix entre les parties chypriotes en conflit. Mais aucune de ces réunions n'a débouché sur des avancées concrètes.

MM. Anastasiades et Akinci avaient relancé en mai 2015 les discussions pour réunifier Chypre, divisée depuis l'invasion en 1974 par les troupes turques du tiers nord de l'île en réponse à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce, qui inquiétait la minorité chypriote turque.

Ces discussions semblent désormais compromises, même si un porte-parole de l'ONU a souligné qu'elles "ne se sont pas effondrées".

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