NOUVELLES
26/05/2017 10:05 EDT

Le maire Naheed Nenshi accepte volontiers la recommandation de baisser son salaire

Le maire Naheed Nenshi dit qu'il est « tout à fait d'accord » avec une réduction de salaire de 6 % pour son poste. Cette recommandation a été effectuée par le comité citoyen chargé d'étudier les salaires des élus de la Ville de Calgary.

Le comité citoyen indépendant, qui a étudié pendant six mois les revenus des élus, recommande que le salaire du maire soit réduit d'environ 12 123 $, ce qui porte le salaire de cette fonction à 200 747 $ par année. Ces modifications seront en vigueur après les élections municipales d’octobre prochain, si elles sont approuvées par le conseil municipal.

« Je dis depuis des années que les salaires sont trop élevés. Je voulais respecter le travail de ce comité bénévole [...]. C'est la raison pour laquelle, chaque année, j'ai donné un grand pourcentage de mon salaire à des oeuvres de bienfaisance, parce que je trouvais qu'il était trop élevé. Je ne voulais pas m'ingérer dans l'indépendance du comité », indique M. Nenshi.

L'élu donne 10 % de ses revenus annuellement à des oeuvres de charité.

Même avec cette réduction, le maire de Calgary et ses conseillers municipaux demeurent parmi les mieux payés au pays. À titre comparatif, le maire de Toronto a un revenu annuel de 188 544 $ et les conseillers de la Ville Reine empochent 111 955 $.

Le comité propose également que le salaire des conseillers de Calgary reste à 113 416 $ par année, et que le conseil municipal vote pour accepter ou rejeter les recommandations salariales chaque année plutôt qu'une fois par trimestre.

Mais le maire ne croit pas que cela soit nécessaire.

« Je ne pense pas que les politiciens devraient établir leurs propres salaires, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Il est plus logique de se conformer aux recommandations des comités », estime M. Nenshi.

Le comité recommande également d'éliminer l'allocation de transition pour tout élu qui quitte ses fonctions pendant son mandat, pour une raison quelconque. Puisque l’élection approche à grands pas, le maire a décidé de réfléchir aux moyens d'améliorer les politiques de transition.

« Nous ne faisons pas preuve d'humanisme envers les gens qui quittent leur fonction à la dernière minute. Nous ne les aidons pas à bénéficier de leurs avantages sociaux, à se trouver un emploi, ou même à nettoyer et déménager leur bureau », ajoute le maire.

Le conseil municipal examinera le rapport lors de sa prochaine rencontre.