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26/05/2017 05:24 EDT | Actualisé 26/05/2017 15:49 EDT

Des frappes aériennes ont tué au moins 35 civils dans l'est de la Syrie

BEYROUTH — De nouvelles frappes aériennes ont coûté la vie à au moins 35 civils dans l'est de la Syrie, selon la presse officielle et un groupe militant.

Pour sa part, le chef onusien des droits de la personne a prévenu que les civils font de plus en plus les frais de l'intensification des attaques contre Daech (le groupe armé État islamique).

Le prince jordanien Zeid Ra'ad al-Hussein a fait ces commentaires quelques heures après que des frappes aériennes contre la ville de Mayadeen, dans l'est de la Syrie, eurent fait au moins 35 morts jeudi soir. Des proches des djihadistes de Daech, dont des femmes et des enfants, ont perdu la vie.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, rapporte que ces frappes sont l'oeuvre de la coalition américaine qui combat Daech. Il ajoute que les frappes se sont produites en fin de journée, au moment où les fidèles se rendaient à la mosquée pour les prières du soir.

Le prince al-Hussein a expliqué par voie de communiqué que «les mêmes civils sont victimes de bombardements aveugles, des exécutions sommaires (de Daech) et de l'intensification des frappes aériennes».

L'Observatoire dit que 26 personnes ont été tuées quand un immeuble de quatre étages s'est effondré. Les familles de sept djihadistes provenant de Syrie et d'Afrique du Nord y habitaient apparemment. Neuf autres personnes auraient été tuées quand une frappe aérienne a touché un marché de cette ville située à proximité de la frontière avec l'Irak.

L'agence de presse officielle SANA témoigne elle aussi de 35 morts, principalement des femmes et des enfants, et pointe également du doigt la coalition américaine.

Un militant syrien installé en Europe, mais originaire de Mayadeen, fait état de nouvelles frappes aériennes vendredi matin. Omar Abou Laila dit que les résidants de la ville ont été invités à se rendre dans les hôpitaux et les cliniques pour faire des dons de sang.

Le prince al-Hussein, un membre de la famille royale jordanienne, estime que la hausse du bilan civil démontre que des précautions insuffisantes sont prises lors de la planification des frappes.