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26/05/2017 17:34 EDT

150 mises à pied chez Desjardins dans la région de Toronto

Le Mouvement Desjardins Assurance refuse de parler d'un désengagement de ses activités hors Québec alors que 150 personnes perdent leur emploi en Ontario. Une centaine de ces emplois seront rapatriés au Québec.

Un texte de Lisa Marie Fleurent

L'institution financière assure que malgré « ce paradoxe », ces compressions lui permettront d’être plus compétitive sur le marché canadien.

« Les ambitions de Desjardins sont très élevées au niveau du développement hors Québec donc la décision que j’ai prise et la nouvelle que j’ai annoncée aux employés, ce n’est pas un repli. Au contraire, nos ambitions n’ont jamais été aussi fortes de croître hors Québec », explique le vice-président Assurance des particuliers, André Langlois.

Depuis quelques jours, il rencontre les employés touchés par les mises à pied.

C’est 150 employés et c’est malheureux. C’est une triste nouvelle pour eux, mais pour l’ensemble du Mouvement Desjardins on maintient encore beaucoup d’opérations hors Québec.

André Langlois, vice-président Assurance des particuliers chez Desjardins

Des employés licenciés, 21 travaillent dans les bureaux d’Aurora, à 40 km environ au nord de Toronto, les autres se trouvent dans le nord de la Ville Reine.

Ces suppressions de poste s'échelonneront sur une longue période, alors que les dernières mises à pied s'effectueront en 2019.

Desjardins assure que les travailleurs licenciés auront la priorité sur les postes qui seront créés à Montréal.

Dans la grande région de la métropole québécoise, 3000 personnes travaillent pour l'institution financière.

Un marché concurrentiel

Ce régime minceur était nécessaire, affirme l’analyste financier, Michel Nadeau.

Selon lui, il y a des dédoublements de postes entre les bureaux de Toronto et ceux de Montréal. Il estime donc qu'il sera plus rentable pour Desjardins d'en rapatrier certains au Québec.

Aujourd’hui, je pense qu’il a été sage de remettre en question ces postes-là malheureusement.

Michel Nadeau, analyste financier

Michel Nadeau explique aussi que Desjardins doit maintenir des coûts concurrentiels. « La direction de Desjardins a reconnu que ses coûts étaient plus élevés que celui des banques et qu’il fallait réduire les coûts », dit-il.