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Unifor aux aguets après le changement de PDG chez Ford

Alors que la compagnie automobile Ford fait face à une chute historique de ses ventes et de la valeur de ses actions en bourse, le constructeur automobile américain annonce le remplacement de Mark Field au poste de président et chef de la direction par Jim Hackett, qui était jusque là à la tête de sa division des véhicules autonomes.

Un texte de Philippe de Montigny

Jim Hackett s'est joint au conseil d'administration de Ford en 2013, avant de diriger en 2016 la division Smart Mobility de Ford.

L'homme d'affaires a, par le passé, été à la tête de Steelcase, un des plus grands fabricants de meubles de bureau au monde, à une époque où l'entreprise était en difficulté financière. Pour enrayer des pertes, il avait délocalisé des milliers d'emplois des États-Unis au Mexique.

Réduire la masse salariale

Ford a d'ailleurs annoncé mardi qu'il supprimerait quelque 20 000 emplois en Amérique du Nord et en Asie afin d’améliorer sa rentabilité, ce qui laisse les travailleurs canadiens aux aguets.

Nous craignons voir des postes soient supprimés au Canada et ensuite déplacés au Mexique. Mais avec notre structure compétitive, je crois que nous réussirons à éviter le pire. Je l’espère, du moins.

Le président national du syndicat Jerry Dias se veut rassurant : il affirme que le géant automobile a des obligations envers ses travailleurs.

Je me sens à l’aise pour pour nos emplois au Canada. Ford ne fera pas volte-face après nos négociations. Mais je veux qu’on puisse croître nos activités en sol canadien, pas seulement se battre pour conserver ce qu’on a.

Il souligne que Ford investira 1,2 milliards de dollars au Canada au cours des quatre prochaines années. Ces sommes iront notamment dans les usines d'Oakville et de Windsor et dans un nouveau centre d'innovation à Ottawa.

Pas un congédiement

Le président exécutif du géant américain, Bill Ford, affirme que Mark Fields n'a pas été renvoyé. Il dit s'être assis avec l’homme de 56 ans vendredi et qu'ils étaient d'accord que l'entreprise a besoin d'un nouveau leader.

Ford l’avait choisi il y a trois ans, notamment pour sa vision d’avenir et sa stratégie visant le développement de véhicules autonomes. Mais l’an dernier, l'action de la compagnie Ford a chuté de 40%, ce qui a détruit la confiance des investisseurs.

Il semble que le monde ne soit pas encore prêt à ça. On a également reproché à Mark Fields de ne pas avoir assez fait grandir la famille des utilitaires et des camions aux États-Unis.

Ford n'a pas été capable de rivaliser sur le plan des véhicules électriques et ses plus petits véhicules, bien qu'ils soient populaires, ne sont pas profitables, affirme M. Charette.

Reste à voir, selon lui, comment M. Hackett répondra aux défis de l’entreprise, maintenant que l’administration Trump incite les entreprises à ne pas délocaliser leurs emplois des États-Unis.

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