Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Un revêtement mural réinventé

Dempsey Montigny et Karl Paquet se sont lancés en affaire en octobre dernier. Après avoir obtenu un brevet pour leur revêtement mural, les deux jeunes entrepreneurs de la région de Québec ont fondé Muraluxe, qui propose des panneaux d'aluminium personnalisables comme solution de rechange aux revêtements conventionnels.

Un texte de Claudine Pelletier Paquin

Issu des arts et du monde de la construction, Dempsey Montigny était insatisfait des revêtements décoratifs disponibles sur le marché.

« Il manquait quelque chose, on n'est pas assez innovateur au Québec. […] C'est là que j'ai commencé à vouloir trouver une nouvelle façon d'installer des planchers d'epoxy sur les murs. »

En faisant ses recherches, Dempsey Montigny a découvert l'artiste italien Alex Turco qui utilise des panneaux d'aluminium comme support à ses oeuvres d'art.

N'ayant rien de comparable au Canada, il a adapté le produit aux normes et températures québécoises et réfléchit à une solution accessible à tous, en demandant un brevet.

Un revêtement unique au Canada

« À la base, c'est vraiment un produit artistique qu'on a lancé. […] C'est l'idée d'offrir un projet unique. Le client choisit sa photo, on la modifie puis on ajoute de l'effet » explique M. Montigny.

« Il y a même la possibilité que le client se déplace pour participer au projet », ajoute Karl Paquet, qui a été séduit par le concept que lui a proposé son ami d'enfance.

Pour réaliser ces revêtements muraux hors du commun, les deux partenaires utilisent des panneaux d'aluminium sur lesquels ils apposent une impression numérique. Ils appliquent ensuite un enduit d'uréthane permettant de fixer le tout.

Pour les jeunes entrepreneurs, l'avantage de leur produit demeure sa finition durable. Il est aussi malléable, ce qui lui permet d'être installé presque partout, et ce, sans joints ni vis, expliquent-ils fièrement.

« C'est là qu'on vient compétitionner la céramique qui demande des joints [et] de la colle de céramique, même des enduits, ça finit par craquer. […] Nous, notre panneau, ça ne bouge pas », soutient Dempsey Montigny.

La force du mentorat

Pour une jeune entreprise comme la leur, c'est le financement qui demeure l'étape la plus contraignante. « On est parti de rien du tout. […] On avait des REER, c'est ça qui nous a sauvé », relate Dempsey Montigny.

Les deux partenaires ont investi leurs épargnes dans l'achat de matériel et de produits pour faire des essais. Ensuite, ils se sont tournés vers la Banque de développement du Canada pour obtenir du financement.

Pour obtenir un prêt de 10 000 $, la Banque a exigé qu'ils soient accompagnés d'un mentor. C'est Marc-Antoine Munoz, propriétaire depuis près de 20 ans du restaurant La Scala à Québec, et ancien patron de Karl Paquet, qui a accepté de les accompagner dans cette aventure.

« Quand tu commences, tu n'as pas d'expérience, tu peux faire des mauvais choix, alors que quand tu en parles à quelqu'un qui a de l'expérience, ça leur donne une possibilité de ne pas faire d'erreurs » explique Marc-Antoine Munoz.

« On vise le Canada au complet »

Après moins d'un an en affaires, les deux hommes travaillent pour l'instant à trouver des collaborateurs, notamment des installateurs à travers la province qui pourraient faire la promotion de leur produit.

Une salle d'exposition verra également bientôt le jour ainsi qu'une collaboration avec une entreprise de meubles de cuisine.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.