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Trump espère relancer le processus de paix en Israël

Après deux jours passés en Arabie saoudite, Donald Trump est arrivé lundi en Israël, deuxième étape de sa tournée marathon de neuf jours à l'étranger où il espère relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Le président américain a été accueilli à sa descente d'Air Force One par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin, qui avaient déployé le tapis rouge sur le tarmac de l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv.

« Que votre premier voyage dans notre région puisse être une étape historique sur le chemin de la réconciliation et de la paix », a déclaré Benjamin Netanyahu, en disant « tendre la main à tous nos voisins, dont les Palestiniens ».

« Nous avons devant nous une occasion rare d'apporter la sécurité, la stabilité et la paix à cette région et à ses peuples », lui a répondu Donald Trump pendant la cérémonie de bienvenue.

« Mais nous ne pouvons y arriver qu'ensemble. Il n'y a pas d'autre moyen », a-t-il ajouté en invitant l'ensemble des pays de la région à coopérer.

Son secrétaire d'État, Rex Tillerson, a indiqué aux journalistes présents à bord d'Air Force One que Donald Trump était disposé à « s'investir personnellement » dans le processus de paix si les dirigeants israéliens et palestiniens se donnent les moyens de le faire aboutir.

Donald Trump et Benjamin Netanyahu doivent s'entretenir plus tard dans la journée. Le chef de la Maison-Blanche doit aussi rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, mardi en Cisjordanie, prononcer un discours et visiter des lieux saints.

Lundi à Jérusalem, il ira prier devant le mur des Lamentations et visitera l'église du Saint-Sépulcre.

Signes de fatigue pour Trump

Donald Trump n'a entamé que vendredi cette première tournée diplomatique depuis son investiture le 20 janvier, mais il montre déjà quelques signes de fatigue, à en croire la Maison-Blanche.

Lors de son discours très attendu au monde arabo-musulman prononcé dimanche, Donald Trump a pris soin de s'en référer à l'« extrémisme islamiste » plutôt qu'au "terrorisme islamique" qu'il pourfendait pendant sa campagne de 2016. Sa langue a toutefois fourché lorsqu'il a parlé d'extrémisme « islamique ».

« Il est juste épuisé », a expliqué une responsable de la Maison-Blanche.

Dimanche soir à Riyad, après une longue succession d'activités tout au long de la journée, le président américain, qui est âgé de 70 ans, a annulé sa participation à un forum de discussion avec des jeunes, envoyant sa fille Ivanka à sa place.

Donald Trump a été chaleureusement accueilli par la monarchie wahhabite, satisfaite de l'entendre s'en prendre avec véhémence à l'influence de l'Iran dans la région, ce qu'elle n'avait pas obtenu de son prédécesseur Barack Obama.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a ironisé sur Twitter après le discours du président américain « dans ce bastion de la démocratie et la modération », se demandant si Donald Trump n'était pas venu seulement « pomper » l'argent du royaume.

Lundi, son porte-parole a renchéri en accusant le président américain d'alimenter « l'iranophobie » et de vendre des armes à de "dangereux terroristes".

L'accueil réservé par Riyad et Tel-Aviv offre un répit à Donald Trump, empêtré dans les difficultés à Washington, où les révélations s'enchaînent depuis le renvoi du directeur du FBI James Comey le 9 mai, alors qu'il enquêtait sur une possible ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle.

Transfert de l’ambassade

Le président américain a promis de faire tout son possible pour amener Israéliens et Palestiniens à conclure la paix. Il n'a toutefois guère donné d'indices sur sa manière de procéder.

Lors de sa rencontre avec Mahmoud Abbas début mai à Washington, il n'a pas explicitement reconnu l'engagement de son gouvernement en faveur d'une solution à deux États, pilier de la politique étrangère américaine de ces dernières décennies. Certains Palestiniens se sont dits déçus de cette omission.

Trump a en même temps remis à plus tard l'idée d'un transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, un transfert réclamé depuis longtemps par Israël qui constituait l'une de ses promesses de campagne.

Un haut responsable de l'administration a déclaré la semaine dernière à Reuters que le président américain restait tenu par cette promesse, mais qu'il ne comptait pas annoncer un tel transfert pendant sa visite dans l'État hébreu.

« Nous avons de très bonnes discussions avec toutes les parties et tant que cela continue, nous n'avons pas l'intention de faire quoi que ce soit qui pourrait remettre en cause ces discussions », a-t-il expliqué.

Dimanche, le cabinet de sécurité israélien a annoncé des mesures économiques visant à « améliorer la vie quotidienne des Palestiniens ».

Après Israël et la Cisjordanie, Donald Trump se rendra mercredi au Vatican, puis le lendemain en Belgique pour un sommet de l'OTAN, avant d'achever sa tournée par le sommet du G7 en Sicile, les 26 et 27 mai.

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