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Le Québec doit « prendre grand soin » de Bombardier, croit Couillard

Le Québec doit prendre le plus grand soin de Bombardier, qui n'est pas une entreprise comme une autre, a soutenu lundi le premier ministre Philippe Couillard.

M. Couillard n'a pas fait la leçon aux nombreux Québécois horrifiés par la politique de rémunération princière des dirigeants de Bombardier, mais il a tenu à leur rappeler l'importance toute particulière de cette entreprise dans le paysage économique québécois.

En somme, malgré l'importance de la controverse récente autour des généreuses augmentations de salaire versées aux dirigeants de la multinationale, il demande aux Québécois de « prendre grand soin » de Bombardier.

Au bord de la faillite, l'entreprise avait reçu l'an dernier une injection de fonds de 1,3 milliard de dollars, sous forme de participation dans la C Series, du gouvernement québécois.

« Il n'y en a pas tant que ça, des entreprises québécoises qui ont une empreinte globale. Il faut s'en souvenir toujours. C'est une entreprise de grande importance pour le Québec », a dit M. Couillard, lors d'une mêlée de presse, après sa visite du centre de transformation de Bombardier situé à Haïfa, où des wagons fonctionnant au diesel sont convertis à l'électricité.

Le centre de transformation compte une centaine d'employés. En Israël, 70 % des wagons sur rail proviennent de Bombardier.

Cette entreprise, en raison de son statut exceptionnel, « il faut y faire attention », selon M. Couillard, qui effectue une mission en Israël et en Cisjordanie jusqu'à jeudi.

Cette mise en garde ne vise pas à empêcher les Québécois de formuler des critiques envers la multinationale, a-t-il nuancé.

Il a noté que Bombardier devait composer avec des concurrents féroces, Boeing et Airbus, et s'est réjoui du fait que, la veille, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avait dit que la plainte de Boeing au sujet de pratiques supposément déloyales de Bombardier ne resterait pas sans suite.

C'est « un jeu qui se joue à deux », a dit M. Couillard.

La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a rappelé que l'entreprise comptait 40 000 employés.

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