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Grand Prix Cycliste de Gatineau : athlètes conquis, spectateurs à convaincre

Environ 1500 cyclistes ont pris d'assaut le parc de la Gatineau cette fin de semaine. Si le Grand Prix Cycliste de Gatineau a séduit de grands noms du cyclisme féminin international, l'évènement n'a pas attiré les foules.

Un texte de Yasmine Mehdi

Les cyclistes canadiennes Karol-Ann Canuel, Leah Kirchmann, Joëlle Numainville et Kirsti Lay ont brillé lors de la 8e édition du Grand Prix Cycliste de Gatineau.

Des centaines d’autres cyclistes du Canada, des États-Unis, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande et d’Australie se sont également déplacées afin de participer à l'une des rares courses de cyclisme professionel féminin au pays.

« C’est une grande course, qui fait partie de l’Union Cycliste Internationale et qui est classée 1.1 », a expliqué la championne mondiale Karol-Ann Canuel, qui n’en était pas à sa première participation à la compétition.

Pour l'édition 2017, une autre course, le Défi vélo de la Marine, a été rajoutée à l'événement. Cette randonnée familiale, non-chronométrée et ouverte à tous, a attiré près de 700 participants.

Claudine Bourgeois, porte-parole du Grand Prix Cycliste, s'est dit très satisfaite de l’évènement. « On est très contents. On a eu la température de notre côté, ça s’est très bien déroulé », a-t-elle affirmé.

Malgré les bons coups de la dernière édition du Grand Prix Cycliste de Gatineau, Mme Bourgeois admet que son équipe aurait aimé voir plus de spectateurs. Elle estime que quelque 1200 curieux se sont rendus aux courses du 19 au 22 mai.

Il faut convaincre les gens qu’il y a quelque chose à voir. Le vélo est un sport impressionnant et ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir des athlètes de niveau international à Gatineau.

Mme Canuel abonde dans le même sens que Mme Bourgeois. L'athlète estime que le cyclisme féminin manque de promotion.

« Nos courses ne sont pas diffusées à la télévision, alors que celles des hommes le sont. C’est le cas partout dans le monde, en Europe aussi. On voit une différence entre le cyclisme féminin et masculin », a déploré l’athète olympique.

Elle rappelle l’importance d’un évènement comme le Grand Prix Cycliste de Gatineau pour promouvoir son sport et encourager la relève de la région.

« Quand j’étais jeune, je me souviens que je regardais Geneviève Jeanson et Lyne Bessette. Aujourd’hui, d’être une figure pour les jeunes, c’est vraiment cool », a déclaré Mme Canuel en riant.

Du côté des organisateurs de l’évènement, on tient à rassurer les amateurs de vélo de la région : le Grand Prix n’en était pas à sa dernière édition. Les organisateurs espèrent maintenant rendre cet événement incontournable pour le cyclisme international.

« Dès demain, on va faire le ''post mortem'' de cette édition et se remettre au travail pour l’année prochaine », a relaté Claudine Bourgeois.

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