NOUVELLES
20/05/2017 11:00 EDT | Actualisé 20/05/2017 11:02 EDT

Les proches de Karine Major souhaitent qu'elle ne soit pas accusée

MONTRÉAL — Les proches de Karine Major, la jeune femme portée disparue pendant huit jours, avant d'être retrouvée saine et sauve en Saskatchewan, mercredi, demandent au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de ne pas porter d'accusations contre elle pour avoir induit les enquêteurs en erreur lors de sa première rencontre avec eux.

Annie Major soutient que sa soeur, qui se prend maintenant du repos chez des membres de sa famille, n'était «pas elle-même» et aurait «perdu pied» après un événement majeur dans sa vie personnelle.

La chimiste de 26 ans a fui Rimouski le 9 mai dernier, laissant ses proches sans nouvelles avant d'être repérée, mercredi, près de la ville de Regina, selon la Sûreté du Québec.

Son conjoint, Alexandre Livernoche, soutient qu'elle ignorait la médiatisation de sa disparition. Il rapporte qu'elle aurait laissé son cellulaire et ses pièces d'identité à Trois-Pistoles, puis sa voiture au Manitoba, avant de marcher jusqu'en Saskatchewan. Après une mésaventure en autostop où elle se serait fait voler son argent, de bons samaritains lui auraient prêté un cellulaire afin qu'elle contacte sa soeur, selon cette dernière. 

Lors de sa première entrevue avec la Gendarmerie royale du Canada, elle a dit avoir été enlevée — une version qu'elle a ensuite modifiée auprès des enquêteurs de la SQ. Son avocat, Jean Denis, insiste sur le fait qu'elle n'avait alors ni dormi ni mangé depuis plusieurs jours. Elle n'est d'ailleurs toujours pas en état de raconter son périple dans les détails, a-t-il ajouté, précisant qu'elle fera appel à du soutien psychologique.

Annie Major demande au DPCP de se montrer sensible à la détresse dans laquelle se trouvait alors Karine Major.