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20/05/2017 05:54 EDT | Actualisé 20/05/2017 06:20 EDT

Espagne/38e journée: avec Zidane, le Real espère dire enfin 33

Cela fait cinq ans que le Real Madrid patiente: requinqué par Zinédine Zidane, le club merengue espère décrocher dimanche son 33e titre de champion d'Espagne et remédier enfin à cette longue attente, sachant qu'un nul à Malaga (20h00) lui suffit pour devancer Barcelone.

Cinq saisons sans Liga, à l'échelle du grand Real, c'est une éternité, une anomalie, une plaie ouverte à panser au plus vite. Par bonheur, la "Maison blanche" a trouvé un guérisseur en la personne de Zidane, en passe d'offrir au club son premier doublé Championnat-Ligue des champions depuis 1958.

Avec "Zizou" sur le banc, le leader madrilène (90 pts) n'a besoin que d'un point lors de la 38e et dernière journée pour succéder au FC Barcelone (2e, 87 pts). L'équipe catalane, elle, doit battre Eibar et espérer une défaite madrilène pour arracher un troisième sacre consécutif. Ce qui offrirait un bel adieu au Camp Nou à l'entraîneur Luis Enrique, sur le départ en juin.

Mais le mental affiché toute la saison par le Real semble bien trop solide pour trébucher sur la dernière marche.

"Nous méritons ce qui nous arrive. Nous sommes en tête de la Liga mais il nous faut finir le travail", a souligné Zidane samedi. "La Liga est très compliquée. C'est pour ça que c'est tellement beau de gagner un championnat national."

- La mue de Zidane -

Nommé entraîneur en milieu de saison dernière, "ZZ" n'avait pu combler le retard légué par son prédécesseur Rafael Benitez. Cette fois, le Français a eu toute une campagne pour appliquer ses idées. Et un titre dimanche viendrait confirmer la mue de l'ex-meneur de jeu en excellent technicien.

Tout lui sourit: son Real reste sur 63 matches officiels avec au moins un but inscrit, le club merengue n'a perdu que deux fois à Malaga sur les trente dernières années et l'attaquant-vedette Cristiano Ronaldo aborde la fin de saison en pleine forme: 13 buts sur ses huit derniers matches officiels.

En outre, Malaga (11e) n'a plus rien à craindre ni à espérer dans cette Liga. Mais la presse espagnole a saupoudré l'atmosphère de soufre: d'abord en rappelant que l'équipe andalouse touchera 1 M EUR si le Real est sacré dimanche, en vertu d'une prime prévue dans l'accord de transfert d'Isco à Madrid en 2013.

Et ensuite en plaçant sur le devant de la scène l'entraîneur de Malaga Michel, ancienne gloire du Real, très critiqué en Catalogne après avoir déclaré qu'il préfèrerait accueillir le club merengue avec "une haie d'honneur" plutôt que de lui faire "un sale coup".

- Les cauchemars du Real -

Quant au propriétaire qatari de Malaga, Abdullah Al-Thani, il a écrit sur Twitter que "les racailles de Catalogne ne sentir(aient) pas l'odeur du titre en Liga", à la grande indignation du Barça.

Dans cette ambiance tendue, le Real redoute de revivre ses pires cauchemars. En 1992 et 1993, deux défaites lors de l'ultime journée, à chaque fois à Tenerife, avaient privé les Madrilènes du titre et sacré les Barcelonais.

"Il y a sans doute beaucoup de gens qui ne veulent pas voir le Real gagner, mais ce n'est pas d'aujourd'hui", a prévenu Zidane. "Nous devons aller chercher cette victoire sur le terrain."

Le Français vise dimanche son quatrième trophée d'entraîneur après la Ligue des champions 2016, la Supercoupe d'Europe et le Mondial des clubs. Et le cinquième pourrait suivre en finale de C1 le 3 juin contre la Juventus Turin, avec un somptueux doublé en vue.

Côté Barça, Lionel Messi (35 buts) risque de devoir se contenter du titre honorifique de meilleur buteur, ou "pichichi". Mais l'Argentin rêve sans doute d'arracher la Liga pour achever en beauté le mandat de Luis Enrique, sans quoi il faudra se rabattre sur la Coupe du Roi le 27 mai en finale contre Alaves.

"Bien sûr que j'aurai un peu de nostalgie", a souligné samedi le technicien barcelonais, tout en disant être "prêt pour ce match décisif".

Au stade Vicente-Calderon aussi, ce sera l'heure des adieux: l'Atletico Madrid y jouera son ultime match officiel avant déménagement. Ce sera contre l'Athletic Bilbao (6e), engagé dans une course à trois avec Villarreal (5e) et la Real Sociedad (7e) pour le gain des places qualificatives pour l'Europa League.

Programme de la 38e journée:

Vendredi

Grenade - Espanyol Barcelone 1 - 2

Samedi

(17h00, 15h00 GMT) Sporting Gijón - Betis Séville

(19h00, 17h00 GMT) Deportivo La Corogne - Las Palmas

Leganés - Alavés

(21h00, 19h00 GMT) FC Séville - Osasuna

Dimanche

(16h45, 14h45 GMT) Atlético Madrid - Athletic Bilbao

Celta Vigo - Real Sociedad

Valence CF - Villarreal

(20h00, 18h00 GMT) FC Barcelone - Eibar

Malaga - Real Madrid

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. Real Madrid 90 37 28 6 3 104 41 63

2. FC Barcelone 87 37 27 6 4 112 35 77

3. Atlético Madrid 75 37 22 9 6 67 26 41

4. FC Séville 69 37 20 9 8 64 49 15

5. Villarreal 64 37 18 10 9 53 32 21

6. Athletic Bilbao 63 37 19 6 12 52 40 12

7. Real Sociedad 63 37 19 6 12 57 51 6

8. Espanyol Barcelone 56 38 15 11 12 49 50 -1

9. Eibar 54 37 15 9 13 54 47 7

10. Alavés 54 37 14 12 11 40 42 -2

11. Malaga 46 37 12 10 15 49 53 -4

12. Valence CF 46 37 13 7 17 55 62 -7

13. Celta Vigo 44 37 13 5 19 51 67 -16

14. Las Palmas 39 37 10 9 18 53 71 -18

15. Betis Séville 38 37 10 8 19 39 62 -23

16. Leganés 34 37 8 10 19 35 54 -19

17. Deportivo La Corogne 33 37 7 12 18 40 61 -21

18. Sporting Gijón 30 37 7 9 21 40 70 -30

19. Osasuna 22 37 4 10 23 40 89 -49

20. Grenade 20 38 4 8 26 30 82 -52

NDLR: Les trois premiers du championnat sont qualifiés directement pour la phase de groupes de la Ligue des champions, le 4e va en barrages de la Ligue des champions.

Le 5e est qualifié directement pour la phase de groupes de l'Europa League et le 6e joue le troisième tour préliminaire de l'Europa League.

Les trois derniers du championnat descendent en 2e division.

jed/ps