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20/05/2017 02:24 EDT | Actualisé 20/05/2017 06:20 EDT

Bangladesh: perquisition au bureau de la chef de l'opposition

La police a perquisitionné samedi à Dacca le bureau de la chef de l'opposition au Bangladesh, Khaleda Zia, suscitant la colère de ses partisans.

Des centaines de sympathisants de son parti, le Parti nationaliste du Bangladesh (Bangladesh Nationalist Party, BNP), ont accouru pour manifester pendant la perquisition devant l'immeuble de deux étages abritant le bureau de Mme Zia, qui fut Premier ministre à deux reprises.

Le BNP a estimé qu'il s'agissait d'une nouvelle manoeuvre pour contrer l'opposition en amont de probables élections législatives anticipées.

"Il s'agit d'un raid motivé politiquement par le gouvernement. C'est une manoeuvre pour nuire à l'image de notre leader", a déclaré à l'AFP le porte-parole du BNP, Ruhul Kabir Rizvi.

Selon lui, la perquisition s'inscrit dans le cadre d'"un complot" contre Mme Zia, déjà accusée dans une trentaine d'affaires pour corruption, trahison ou violences.

Des dizaines de policiers ont inspecté deux heures durant l'immeuble, situé dans le quartier de Gulshan, avant de déclarer n'"avoir trouvé aucun élément".

"Nous sommes entrés dans les bureaux en vertu d'un mandat délivré par un tribunal pour rechercher des documents contre l'Etat ou contre le gouvernement", a précisé à l'AFP le chef de la police de Gulshan, Abou Baker Siddique.

Selon le porte-parole du BNP, la police a désactivé des circuits de caméras dans le bureau pendant son opération et brisé des serrures.

Le BNP a commencé à mobiliser, organisant des meetings, en vue d'élections législatives prévues en janvier 2019 mais qui pourraient être convoquées l'an prochain selon des analystes.

Le parti avait boycotté par crainte de fraudes les dernières élections législatives en 2014, permettant la victoire de l'Awami League de l'actuelle Première ministre Sheikh Hasina, rivale de longue date de Mme Zia.

Selon les responsables de l'opposition, des dizaines de milliers de partisans du BNP avaient alors été arrêtés et poursuivis en justice par le gouvernement.

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